7. Le e-book, dernier avatar du livre ?
Sous l'appellation un peu barbare de e-book, le livre électronique se retourne aujourd'hui vers le livre traditionnel pour tenter de séduire le grand public et répondre à ses habitudes de lecture. Lancé dès 1998 aux États-Unis, puis en 2001 en France et en Europe, le e-book, plus que comme une alternative au CD-ROM, est apparu comme une réponse aux menaces de l'édition sauvage sur Internet et une possible solution à la crise de la filière traditionnelle du livre.
Par ses propriétés numériques, le e-book constitue le dernier maillon d'une chaîne éditoriale déjà numérisée depuis longtemps et dans laquelle le coût économique de l'impression finale sur papier continue de peser très lourd. En remplaçant le support papier par un support électronique, on n'économise pas seulement les coûts de fabrication de l'objet livre ; on allège en même temps les frais de son stockage et de sa distribution. Éditeurs et distributeurs ont commencé à proposer aux lecteurs des ouvrages téléchargeables à la demande et que l'on peut lire sur écran.
Par sa forme, le e-book s'efforce de ressembler le plus possible à un livre traditionnel, de manière à ne pas bousculer nos habitudes séculaires de lecture. Il se présente sous la forme d'une tablette sans clavier sur laquelle un écran tactile tient presque toute la place. Quelques boutons donnent accès à des fonctions élémentaires (tourner les pages, régler l'éclairage, etc.). Un stylet permet de remplacer la souris pour se déplacer dans des menus, souligner un passage ou même annoter le texte dans ses marges. Sur certains modèles, un modem permet de se brancher sur Internet sans passer par un ordinateur.
Ses atouts par rapport à l'ordinateur tiennent essentiellement à son format maniable (de celui d'un livre de poche à celui d'un album de bande dessinée), à son poids modeste et à sa bonne lisibilité. Cette dernière qualité n'est pas seulement le fait d'une meilleure ergonomie de l'écran ; elle tient surtout à la liberté […]
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