2. La bibliothèque virtuelle
Dans l'état actuel de la technique, la lecture sur écran reste inconfortable par rapport à la lecture d'un livre. C'est pourquoi l'édition numérique s'est d'abord orientée vers des finalités de conservation, de transmission et de consultation de grands corpus. En France, l'Inalf (Institut national de la langue française) a ainsi numérisé plus de 3 500 ouvrages du xive siècle à nos jours. Un logiciel d'interrogation permet toutes sortes d'investigations sur cette énorme base de données disponible sur Internet et, partiellement, sur CD-ROM. De son côté, la Bibliothèque nationale de France a entrepris de numériser en mode image 100 000 ouvrages qui seront consultables sur des postes de lecture assistée par ordinateur (L.A.O.) ou à distance sur Internet. À l'échelle européenne, le projet Bibliotheca universalis se propose de rivaliser, pour les langues européennes, avec le projet Gutenberg consacré à la numérisation en mode texte du patrimoine littéraire de langue anglaise. À un échelon plus modeste se constitue dès à présent sur Internet une bibliothèque virtuelle d'ouvrages francophones grâce au concours de bénévoles, parfois regroupés en associations comme l'A.B.U. (Association des bibliophiles universels).
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