La Constitution antoninienne, appelée édit de Caracalla, accorde en 212 le droit de cité romaine à tous les habitants libres de l'Empire qui ne l'avaient pas encore. Les raisons de cette constitution impériale (décision de l'empereur qui a force de loi) sont mal connues : fiscales (élargir l'assiette de l'impôt), politiques (rallier les provinciaux à Caracalla, après l'assassinat de son frère, Geta, par l'empereur lui-même), philosophiques (stoïcisme de l'entourage impérial) ou administratives (simplification des procédures en unifiant les statuts individuels). La portée d'une telle mesure est en revanche considérable, même si certains effets sont discutés. Les implications politiques notamment sont faibles, la citoyenneté romaine sous l'Empire étant constituée d'une série de droits plus civils que proprement politiques. De même, on ignore le sens de certaines clauses restrictives du texte. Celui-ci n'en constitue pas moins une étape décisive dans « le passage de la cité conquérante, puis fédératrice à un État unificateur » (Jean-Michel Carrié).
Photographie
Caracalla Fils et successeur de Septime Sévère, l'empereur romain Caracalla a régné de 211 à 217. Buste en marbre. 209 après J.-C. Hauteur : 50 cm. Musée du Louvre, Paris.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Xavier LAPRAY
Retour en haut



