Ville du Cameroun, chef-lieu du département de la Sanaga-Maritime dans la province du littoral, Édéa doit sa fortune à la construction (de 1949 à 1953) d'un barrage et d'une centrale hydraulique, ainsi qu'à sa position le long du chemin de fer transcamerounais. Les conséquences économiques et démographiques se sont révélées décisives pour ce petit chef-lieu administratif. La production d'électricité à bas prix a permis l'implantation d'un complexe qui, depuis 1957, raffine l'alumine importée de Guinée et produit de l'aluminium en lingots et en laminés, ainsi que des ustensiles domestiques distribués dans tous les pays de la région. Une huilerie de palme fonctionne au sud de l'agglomération.
Celle-ci offre des paysages contrastés dans un site accidenté : sur une île enserrée entre deux bras de la Sanaga se trouvent la centrale, le complexe métallurgique et les maisons des cadres ; au sud, outre un centre commercial et un centre administratif, s'étend une série de quartiers d'aspect désordonné — Amour, Bonamikengué, Nkolmelen, Zanga —, fruits d'une immigration rapide qui a porté la population urbaine à 25 000 habitants en 1972 et à plus de 120 000 en 2001. De nombreux ouvrie […]
