Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Daniel OSTER
Dans le chapitre "Une rhétorique du moi" : … un clivage : vivre/écrire, à moins que l'on ne transfère tout entier le vivre dans le moment de l'*écriture (autographie). Dans son principe, dans sa naïveté, l'autobiographie ordinaire récuserait donc toute différence entre les trois termes, peut-être inconciliables, qu'elle réunit pourtant : auto, c'est moi de toute manière ;… Lire la suiteÉcrit par : Dominique JULIA, Claude RABANT
Dans le chapitre "L'écoute des voix" : … L'Invention du quotidien, t. I : Arts de faire, 1980). Pour Michel de Certeau, *l'écriture n'est pas un produit destiné à maximiser un profit : « Pratique de la perte de parole, elle n'a de sens que hors d'elle-même dans une place autre, celle du lecteur, qu'elle produit comme sa propre nécessité en se portant elle-même vers… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre " Le grain des mots" : … rythme de désespoir, nous invite à examiner de plus près ce vecteur essentiel de la création qu'est *l'écriture, c'est-à-dire le lexique, la phonétique, la grammaire et la rhétorique que met en jeu la composition littéraire. Il est banal de répéter avec Hugo, après tant de poètes, qu'écrire c'est « mettre un bonnet rouge au vieux dictionnaire »,… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
Dans le chapitre "La déconstruction" : … possible. Derrida veut montrer que la voix n'est pas première mais suppose « toujours déjà » une *écriture, une institution ou un système de différences : la langue de Saussure est une écriture sans laquelle il n'y a pas de parole. Tout langage n'est que différences de différences et traces de traces, sans origine ni présence. L'écriture, la… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "Une histoire de l'écriture" : … *Le livre s'ouvre sur un préambule programmatique à la fois modeste et ambitieux : « Les limites matérielles de cet essai [...] indiquent assez qu'il ne s'agit que d'une introduction à ce que pourrait être une Histoire de l'écriture. » C'est ce concept d'« écriture » que Barthes va commencer par définir (« Qu'est-ce que l'écriture ? »).… Lire la suiteÉcrit par : Didier CAHEN
Dans le chapitre "Le supplément d’origine" : … *Comme semble l’indiquer son titre, on lira d’abord dans De la grammatologie les prémisses d’un traité de l’é criture. S’y dessine un projet certes philosophique mais aussi culturel, et clairement politique ; il s’agit, dans le contexte particulier de la fin des années 1960, de mettre en question le structuralisme et son modèle linguistique… Lire la suiteÉcrit par : Catherine MALABOU
* Jacques Derrida est né en 1930 à El-Biar, près d'Alger. Il entre en 1950 à l'École normale supérieure et rédige en 1953-1954, sous la direction de Jean Hyppolite, son mémoire de maîtrise sur Le Problème de la genèse chez Husserl (1990). À partir de 1964, il enseigne à l'École normale supérieure… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques LECERCLE
Dans le chapitre "Essai de typologie" : … est un de leurs traits les plus marquants. Mais elle peut être interprétée comme l'effet d'une *expression véritable – le surgissement du texte enfin libre, débarrassé du carcan des conventions grammaticales ou sociales. Certains de ces textes font preuve d'une invention linguistique remarquable (cf. les textes de Lecoq ou d'Aimable Jayet dans… Lire la suiteÉcrit par : Christian DELACROIX
Dans le chapitre "Sortir de l'opposition entre histoire et littérature" : … historiographique » comme la « combinaison d'un lieu social, de pratiques scientifiques et d'une *écriture ». L'écriture de l'histoire (la « mise en scène scripturaire ») se caractériserait notamment par l'ordre chronologique, la clôture du texte, la prétention à donner un contenu vrai sous la forme d'une narration, la présence massive de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Marc de BIASI
Dans le chapitre "Années 1980 : productivité et refonte du concept" : … du processus citationnel, Antoine Compagnon propose de penser ce processus comme modèle de l'*écriture littéraire qui serait structurellement aux prises avec la même exigence transformationnelle et combinatoire : « Le travail de l'écriture est une récriture dès lors qu'il s'agit de convertir des éléments séparés et discontinus en un… Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "La lettre et ses littératures" : … Deux cas de figure peuvent se présenter. Le premier correspond aux ouvrages épistolaires où* la relation entre un scripteur et un destinataire n'est qu'un moyen utilisé par un auteur pour construire un discours destiné en fait au public. Par exemple, Le Déserteur de Vian ne s'adresse que fictivement au chef de l'État et vise en… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Marc de BIASI
Dans le chapitre "Le domaine des études génétiques" : … »), l'analyse des manuscrits fait apparaître le caractère récurrent d'un partage entre deux grands *types d'écritures littéraires que l'on peut nommer « écriture à déclenchement rédactionnel » et « écriture à programmation scénarique » (la notion de « processus » est à réserver, ces deux écritures obéissant l'une et l'autre à des processus). L'… Lire la suiteÉcrit par : Lucien DÄLLENBACH
Dans le chapitre "Évolution d'un procédé" : … quitteraient pas le terrain de la représentation tant qu'ils ne souscriraient pas à une pratique de *l'écriture conçue comme expérience radicale du langage. Cette conviction portait à conséquence : faire sienne la notion d'écriture ainsi que celles, tout aussi fondamentales, de texte et de production, n'était-ce pas congédier, du même coup, l'… Lire la suiteÉcrit par : Fausta GARAVINI
Dans le chapitre "Le sujet en questions" : … *Façonné ainsi par son activité de magistrat, l'homme qui, en 1571, démissionne de sa charge pour se faire écrivain ne peut que s'écrire de manière problématique, c'est-à-dire se poser en sujet écrivant, anticipant les recherches actuelles sur l'écriture. Les Essais disent le malaise d'un moi placé entre l'exigence de se fixer dans… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Dans le chapitre "La philosophie" : … avec Mallarmé « ce jeu insensé d'écrire », il rencontre cette idée, qui a cours aujourd'hui,* de l'écriture comme extériorité, écriture hors livre, hors loi, « étrangère à toute relation de présence comme à toute légitimité » tant que cette extériorité n'est pas posée comme Loi et confiée au Livre, et qu'elle demeure l'extériorité initiale… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "L'écrivain n'est pas innocent" : … ce que la littérature ? se compose de quatre chapitres, liés par une forte relation logique. *À la question initiale « Qu'est-ce qu'écrire ? », Sartre répond en distinguant prose et poésie. Dans la première, le mot est traité comme un signe ; au contraire, le poète considère son matériau comme une chose. On connaît la fameuse formule qui… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME, Juliette SIMONT
Dans le chapitre "L'œuvre d'art et la liberté" : … les particularités des itinéraires qui caractérisent ces deux libertés jusqu'à leur accession à l'*écriture. Il y a d'abord, dans les deux cas, le défi dans lequel s'affirme le postulat fondamental de Sartre : même contrecarrée, même acculée, la liberté ne peut pas ne pas riposter, mieux, ne pas avoir déjà riposté. Et puis, la révélation… Lire la suiteÉcrit par : Rachel ERTEL
Dans le chapitre " Traditions scripturaires et littérature de l'anéantissement" : … de l'anéantissement ne peut s'y identifier. L'auto-référentialité de l'esthétique lui est déniée. *Désormais, l'acte d'écrire va se révéler entaché d'une fondamentale ambivalence, écartelé entre l'impératif de la parole, injonction d'inscrire dans l'Histoire la trace de ces ténèbres, et l'impossibilité du dire. D'où l'irrémédiable culpabilité des… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Sens et interprétation" : … l'événement-acte, il peut être identifié, objectivé, inscrit, conservé et devenir archive. Ensuite, *l'écriture détache le texte de son auteur ; le sens du texte cesse alors de coïncider avec l'intention mentale du locuteur ; il acquiert ce genre d'autonomie qui fait du texte l'objet de la lecture et non plus de l'écoute. Cette autonomie du sens est… Lire la suiteÉcrit par : Miguel ABENSOUR, Michel-Pierre EDMOND
Dans le chapitre "Un rhétoricien" : … et celle à laquelle eurent recours les auteurs de l'Antiquité gréco-romaine. Cette forme d'*écriture confère aux œuvres un caractère littéraire, les plie à une « nécessité logographique » (Platon) qui tient à l'usage d'un art d'écrire secret. Nulle cabalistique ici : le secret n'est pas inhérent au contenu doctrinal. Il porte sur… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Dans le chapitre "Le style comme instrument de singularisation" : … , réfléchissant sur la littérature et la façon dont elle se signifie au lecteur, oppose le style à* l'écriture. La notion d'écriture se rapproche de ce que l'on a appelé le style collectif : elle fait, là au moins où elle est plurielle, l'objet d'un choix ; en opérant ce choix, l'écrivain accepte le pacte qui le lie à la société, il se situe dans… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Lorsque paraît en 1960 le premier numéro de la revue Tel Quel, le texte placé en exergue, qui éclaire le choix du titre, n'est pas emprunté à Paul Valéry, mais à Nietzsche : « Je veux le monde et le veux TEL QUEL, et le veux encore... » À ses débuts — alors que le comité de rédaction est constitué par Philippe Sollers, Jean-René Huguenin… Lire la suiteÉcrit par : Roland BARTHES
Dans le chapitre "La pratique textuelle" : … théorie, l'épanouissement qui la justifie, ce n'est pas telle ou telle recette d'analyse, c'est *l'écriture elle-même. Que le commentaire soit lui-même un texte, voilà en somme ce qui est demandé par la théorie du texte : le sujet de l'analyse (le critique, le philologue, le savant) ne peut en effet se croire, sans mauvaise foi et bonne… Lire la suite
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