2. Fragilités persistantes
La reprise de la croissance économique mondiale n'a cependant pas permis d'éviter de graves crises pour les pays les plus fragilisés dans leur structure bancaire. Ces crises ont rendu plus évidente que jamais la nécessité de créer ou de renforcer les mécanismes internationaux de contrôle et de solidarité.
• Crises de la dette souveraine en Europe
Après avoir affiché en 2009 des déficits sans précédent depuis sa création, la zone euro a stabilisé la situation de ses finances publiques au prix de plans massifs de rigueur budgétaire : le déficit public de la zone euro s'est établi à — 6,5 points de P.I.B., contre — 6,3 points de P.I.B. en 2009.
La crise de la dette souveraine s'est avérée alarmante pour les autorités publiques a plusieurs égards : elle s'est déclenchée avant que la reprise n'ait pu véritablement se consolider ; elle s'est propagée sur la scène internationale, formant une nouvelle menace pour le système financier ; elle a laissé planer des doutes sur la solvabilité de la zone euro et porté un coup sans précédent à la monnaie unique. Nul doute que la réponse des institutions européennes et internationales a été à la hauteur de ces enjeux, en plus des mesures budgétaires drastiques prises par les États en crise.
À la suite de la crise grecque, la Banque centrale européenne a décidé d'intervenir sur les marchés pour acquérir des titres de dettes des États européens périphériques, les achats s'étant élevés au total à environ 70 milliards d'euros. De son côté, l'Union européenne a échafaudé un plan de secours visant à endiguer les crises financières via l'apport de prêts et de garanties pour un total de 750 milliards de dollars.
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