2. Lente convalescence dans les autres économies en développement
Si l'Asie émergente a rapidement retrouvé le chemin de la croissance, les économies d'Europe de l'Est et d'Amérique latine n'ont guère montré la même flexibilité structurelle.
• Europe de l'Est
La Russie, à l'image des autres économies pétrolières, a bénéficié de la nette remontée du prix du pétrole, qui est passé de 10 dollars le baril pour le Brent de mer du Nord en décembre 1998 à 25 dollars fin 1999. Les comptes publics se sont ainsi redressés, tandis que la balance des paiements courants redevenait excédentaire, sous l'effet à la fois de la hausse du prix du brut et de la contraction massive des importations. Après avoir perdu 75 p. 100 de sa valeur vis-à-vis du dollar, le rouble a ainsi pu être stabilisé et l'hyperinflation évitée. En revanche, la poursuite du mouvement de fuite des capitaux bloque tout assainissement en profondeur des finances extérieures, tandis que l'incertitude politique et le caractère dégradé des institutions maintiennent les capitaux étrangers à distance. La crise russe a par ailleurs contribué au ralentissement de la croissance dans les pays d'Europe centrale. Parfois recherché par la politique économique, comme en République tchèque où il s'est transformé en 1998 en franche récession, ce ralentissement semblait inéluctable, compte tenu de la dégradation rapide des échanges extérieurs dans la phase de forte croissance qui l'a précédé.
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