6. Promesses pour les territoires occupés
L'aide à laquelle la communauté internationale s'est engagée à l'égard de l'O.L.P. est apparue comme le meilleur gage de succès pour l'avenir de l'accord avec Israël conclu en août 1993 à Sarpsborg et signé le 13 septembre à Washington. En revanche, les pourparlers politiques, qui se sont poursuivis dans le sud-ouest de la Norvège, n'ont pas permis, en décembre, de rapprocher les deux parties sur des aspects essentiels de l'autonomie de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les plus urgents concernaient le contrôle des ponts sur le Jourdain et l'étendue du territoire autour de Jéricho sur lequel l'O.L.P. pourrait exercer ses prérogatives administratives. Mais d'autres questions demeuraient sans réponse. Dans quelle mesure l'économie du futur État serait-elle indépendante d'Israël ? Quelle influence serait laissée à la Jordanie, en sa qualité d'ancienne puissance souveraine ? Les dirigeants de Jéricho disposeraientt-ils d'une Banque centrale ? Seraient-ils habilités à établir un tarif douanier, ou devraient-ils accepter l'union douanière souhaitée par Israël ? Qui aurait autorité sur les colonies juives implantées dans les territoires ? Le problème de Jérusalem, revendiquée pour capitale par les deux parties, paraissait le dernier susceptible de se prêter à l'amorce d'une solution.
Puisque l'État hébreu offrait le spectacle d'une apparente prospérité, par contraste avec les pays voisins, la paix devait être gagnée avant tout sur ce terrain. La tâche paraissait considérable. Le revenu individuel moyen des 1,7 million d'habitants de la Cisjordanie et de Gaza n'atteignait que 1 800 dollars par an (selon les chiffres de 1991), 16 p. 100 seulement des 10 878 dollars des Israéliens (le déséquilibre était encore plus accusé pour les 780 000 habitants de Gaza dont le revenu annuel n'était que de 850 dollars). Pour près d'un tiers, l'économie de ces territoires dépendait de la vente de ses produits à Israël et des salaires qu'y obtenaient ses tr […]
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