4. La péréquation du taux de profit
• Les prix de production
En fait, Marx élabore la péréquation du taux de profit pour répondre à un autre problème, posé par la concurrence entre les capitaux. Un capital n'est motivé que par les profits qu'il peut réaliser. Et, pour un montant de capital donné, les profits ne dépendent que du taux de profit, si bien qu'un capital se déplace là où il estime que le taux de profit est le plus élevé. Or si la norme était que les marchandises s'échangent à valeur égale, alors, pour un même montant de capital et pour un même degré d'exploitation, ce seraient les activités à faible composition organique qui auraient les plus forts taux de profit, puisque ce sont elles qui produisent le plus de valeur :

En conséquence, les capitaux se déplaceraient vers les activités à faible composition organique – à faible productivité –, et leurs mouvements seraient contraires au développement des forces productives.
C'est pourquoi Marx affirme que, dans le capitalisme, la norme de l'échange n'est pas la valeur, mais le prix de production. Cette norme est telle que, quels que soient leur montant, leur composition organique et leurs activités, tous les capitaux réalisent un même taux de profit : le taux général de profit. Ce taux est le taux moyen de l'ensemble des capitaux, calculé en valeur. Avec le même exemple numérique que ci-dessus, le taux général de profit (r*) est :

Π1 = 100 + (0,175 (100) = 117,5,
Π2 = 100 + (0,175 (100) = 117,5.
Les échanges s'effectuant à ces prix, le capital investi dans l'activité 1 vend à un prix de production Π1 = 117,5, alors qu'il a produit M1=110 de valeur, soit un gain de 7,5. Et le capital investi dans l'activité 2 vend à un prix de production Π2 = 117,5, alo […]
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