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PARIS ÉCOLES DE

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5.  La jeune école de Paris

Il convient de faire, enfin, la distinction entre la « seconde, ou nouvelle, école de Paris » et les artistes qui sont parfois regroupés sous l'appellation de « jeune peinture de l'école de Paris » au cours des mêmes années. Également nés autour de la Première Guerre mondiale, ils s'inscrivent surtout dans la poursuite d'une tradition expressive plus fortement figurative. Parmi les plus célèbres d'entre eux, on compte Bernard Buffet (1928-1999) et Yves Brayer (1907-1990). Ces peintres doivent principalement cette désignation de jeunes peintres de l'école de Paris à leur participation au Salon de la jeune peinture (1950). Peintres indépendants, ils ont réagi violemment contre l'académisme de leur temps incarné par les peintres officiels en activité sous le ministère d'André Malraux. Ils furent soutenus par des critiques d'art influents et des personnalités intellectuelles, Jean Cassou, Bernard Dorival ou Raymond Cognat par exemple. Ces artistes, comme Édouard Mac Avoy (1905-1991), furent également bien représentés sur les cimaises du Salon des peintres témoins de leur temps, fondé en 1947 et qui s'était donné pour mission de réunir des talents français et étrangers afin qu'ils puissent exprimer leur vision de la modernité.

Il n'est pas inutile de poser la question d'une perpétuation de la terminologie caractérisant l'école de Paris jusqu'à nos jours en considérant les œuvres de peintres contemporains tels que Pierre Soulages (né en 1919) ou Bernard Dufour (né en 1922). Ces artistes, qui ont commencé à peindre dans l'immédiat après-guerre, sont les représentants d'une expression artistique qui tend à se raréfier ou à se modifier au profit des nouveaux médias artistiques comme la vidéo et l'installation. Incarnations d'une certaine tradition figurative et expressionniste qu'ils ont héritée des écoles de Paris, ces artistes ne sont pas des conformistes pour autant. Ils révèlent que la frontière qui existait au xixe siècle entre l'art indépendant et l'art académique a disparu au travers de l'école de Paris pour aboutir à la naissance d'une troisième voie, à la fois émancipée et de tradition, qui perdure aujourd'hui.

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L'ÉCOLE DE PARIS 1904-1929, LA PART DE L'AUTRE (exposition)

Écrit par :  Isabelle EWIG

Après avoir montré au début de l'année 2000 le rôle moteur des artistes français dans l'éruption du fauvisme et son expansion en Europe, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris entendait nuancer cette image en mettant en évidence, pour une période allant de 1904 (arrivée de Picasso à Paris) à 1929 (début de la crise économique), la part des… Lire la suite
BLOND MAURICE (1899-1974)

Écrit par :  Jacques ZEITOUN

… Dans* le groupe des artistes russes qui, par sa diversité, ses audaces et son intensité expressive, a constitué l'élément le plus vivant de ce qu'on a appelé l'école de Paris, le peintre Maurice Blond occupe une place à part. Maurice Blond, quoique russe, est né en Pologne en 1899. Il reçoit pendant quelque temps l'enseignement de l'école des Beaux-… Lire la suite
BYZANTIOS KONSTANTINOS (1924-2007)

Écrit par :  Christophe CHICLET

…  à Paris, Konstantinos Byzantios, appelé aussi « Dikos », a fait partie des grandes figures de *l'école de Paris avec l'Espagnol Eduardo Arroyo et le Russe Serge Poliakoff. Né à Athènes en novembre 1924, il entre à l'école des Beaux-Arts d'Athènes dans les ateliers des maîtres Konstantinos Parthenis et Umberto Argyros. La capitale grecque est… Lire la suite
ESTÈVE MAURICE (1904-2001)

Écrit par :  Philippe BOUCHET

… *Né le 2 mai 1904 à Culan (Cher), Maurice Estève était l'un des derniers peintres de la génération qui constitua, dans l'immédiat après-guerre, la Nouvelle École de Paris dont il fut d'ailleurs l'un des principaux représentants. Élevé à la campagne par ses grands-parents, il rejoint son père, cordonnier, et sa mère, modiste, à Paris en 1913 avant de… Lire la suite
GRIS JUAN (1887-1927)

Écrit par :  Gérard BERTRAND

Peintre espagnol de l'*école de Paris mort prématurément, Juan Gris est aujourd'hui considéré comme l'un des maîtres du cubisme, le seul dont l'œuvre puisse se comparer à celle d'un Braque ou d'un Picasso. Il joua un rôle prépondérant dans l'élaboration et le développement de la seconde phase de la… Lire la suite
KISLING MOÏSE (1891-1953)

Écrit par :  Liliane MEFFRE

… *Moïse Kisling arrive à Paris en 1910, avec pour tout bagage un talent précoce de peintre et un immense amour de la France inculqué par son maître Joseph Pankiewicz, ami personnel de Renoir et de Bonnard. Né en Pologne, à Cracovie, le 22 janvier 1891, dans une modeste famille juive, Moïse Kisling était destiné par son père à une carrière d'ingénieur… Lire la suite
LANSKOY ANDRÉ (1902-1976)

Écrit par :  Maïten BOUISSET

…  cette époque, par un contrat à la galerie Louis Carré, chez qui il exposera à plusieurs reprises. *Il sera pendant de nombreuses années, aux côtés d'Estève, de Manessier, Bazaine, Tal Coat, Singier, Riopelle et de Vieira da Silva, une des personnalités marquantes de l'école de Paris, qui, à partir de 1947, refusant les rigueurs de l'abstraction… Lire la suite
LAURENCIN MARIE (1883-1956)

Écrit par :  Daniel MARCHESSEAU

… en 1904, comme elle le sera à Jean Cocteau, futur librettiste du ballet Les Biches en 1924.* Parmi les représentants de l'École de Paris, elle réalise une œuvre considérable (près de deux mille peintures à l'huile, de nombreux dessins et aquarelles, quelque trois cents gravures, ainsi que plusieurs décors de théâtre), prouvant son… Lire la suite
LAURENS HENRI (1885-1954)

Écrit par :  Gérard BERTRAND

Henri Laurens, sculpteur français de l'école de *Paris, est l'un des plus brillants représentants du mouvement cubiste. Son interprétation des principes fondamentaux de celui-ci se signala d'emblée par sa rigueur et son raffinement. De cette période, Laurens a légué un ensemble de constructions en… Lire la suite
LIVRE

Écrit par :  Jacques-Alexandre BRETONHenri-Jean MARTINJean TOULET

Dans le chapitre "Orientations des recherches graphiques"  : …  bien d'autres éditeurs : H. Kessler, Skira, Teriade, Maeght... Tous les peintres de l'école de *Paris s'intéressèrent au livre et toutes les tendances artistiques y furent représentées, du surréalisme (Tristan Tzara, L'Antitête, 1949, illustré par Max Ernst, Joan Miró, Yves Tanguy) au non-figuratif (L. Scheller, Lisières du devenirLire la suite
MAGNELLI ALBERTO (1888-1971)

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… *« Riche », selon Achille Bonito Oliva, « d'une géométrie interne et silencieuse qui lui est propre », l'œuvre d'Alberto Magnelli s'inscrit dès 1915 dans le courant abstrait européen. Après un retour passager aux éléments figuratifs, l'artiste s'adonne à partir de 1935 à une expression résolument abstraite qui fait de lui l'une des personnalités les… Lire la suite
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MODIGLIANI AMEDEO (1884-1920)

Écrit par :  Claude SCHWEISGUTH

Dans le chapitre "Un Italien à Paris"  : …  à l'académie des Beaux-Arts de Venise ; il y demeure jusqu'en 1906, date de son départ pour* Paris où il découvre un nouveau milieu en pleine effervescence. Il fait connaissance du groupe du Bateau-Lavoir, où Picasso règne en maître, et de tous les « Montparnos », dont Max Jacob, Apollinaire, Cendrars et plus tard Utrillo et Soutine, qui… Lire la suite
POLIAKOFF SERGE (1900-1969)

Écrit par :  Michèle GRANDIN

… *Originaire de Russie, le peintre Serge Poliakoff quitte son pays en 1918 et voyage en Europe avant de s'établir à Paris en 1923. Il joue de la guitare pour assurer sa subsistance et fait de la peinture figurative à la Grande Chaumière. En 1937, il se convertit à la peinture abstraite sous l'influence de Robert et de Sonia Delaunay, de Wassili… Lire la suite
SOUTINE CHAÏM (1893-1943)

Écrit par :  Jean LEYMARIE

La brusque irruption, au sein de l'*école de Paris, d'artistes issus des communautés juives de l'ancien monde slave et qu'aucune tradition artistique ne prédisposait à leur destin est un des événements caractéristiques du début du xxe siècle et dont les conditions ne se retrouveront peut-… Lire la suite
STAËL NICOLAS DE (1914-1955)

Écrit par :  Anne MALHERBE

…  de la pâte –, a connu le succès dès le vivant de l'artiste et a marqué durablement ce qu'on *appelle alors l'« École de Paris ».  Nicolas de Staël von Holstein naît le 5 janvier 1914 (selon le calendrier grégorien, le 23 décembre 1913 selon le calendrier julien) à Saint-Pétersbourg. Issu d'une famille contrainte à l'exil par la… Lire la suite
UTRILLO MAURICE (1883-1955)

Écrit par :  Gérard BERTRAND

De Maurice Utrillo, peintre paysagiste français de l'école de *Paris, la légende populaire et quelques biographes trop zélés ont fait un peintre maudit. En sacrifiant à la description d'une vie que la peinture sauva de la pire déchéance, on risque de ne pas accorder toute l'attention qu'elle mérite à une œuvre… Lire la suite
VAN DONGEN CORNELIS THEODORUS MARIE dit KEES (1877-1968)

Écrit par :  Charles SALA

… *Parmi les peintres du groupe fauve, un certain nombre d'artistes font figure d'isolés. Le plus intéressant d'entre eux est le Hollandais Van Dongen, par l'ampleur de son œuvre et par sa personnalité. Né près de Rotterdam, Van Dongen arrive à Paris en 1897. Sans ressources, il va exercer divers métiers avant de s'installer à Montmartre au Bateau-… Lire la suite
ZAO WOU-KI, chin. ZHAO WUJI [TCHAO WOU-KI] (1921- )

Écrit par :  Gérard LEGRAND

… *Un Chinois, Zao Wou-Ki, né en 1921 à Pékin, découvre seul l'art occidental et choisit de s'installer à Paris, où il apporte la tradition renouvelée d'un art plus que millénaire : cette aventure devait avoir lieu un jour ou l'autre, et déboucher (comme ce fut le cas) sur des illustrations pour des œuvres de René Char, d'André Malraux, de Henri… Lire la suite

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Nu couché les bras ouverts, A. Modigliani Femme debout, J. Lipchitz Bernard Buffet dans son atelier

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