3. L'astronomie
La formation des astronomes semble avoir demandé des études plus poussées. Nous pouvons nous en faire une idée grâce à la collection appelée la Petite Astronomie conservée surtout par la tradition arabe, mais dont Pappus nous donne de précieux commentaires. Nous trouvons dans cette collection des traités de géométrie plane comme les Données d'Euclide, les Lemmes d'Archimède et sa mesure du cercle, des traités de la géométrie de la sphère comme les Sphériques de Théodose et de Ménélaos, la Sphère en mouvement d'Autolycus de Pitane (ive s. av. J.-C.), les Phénomènes d'Euclide, des traités plus directement astronomiques comme Les Jours et les nuits de Théodose, Les Levers et couchers des étoiles d'Autolycus, Les Ascensions d'Hypsiclès, Les Grandeurs et les distances du Soleil et de la Lune d'Aristarque.
Déjà avec Hypsiclès et surtout à partir d'Hipparque, les calculs astronomiques sont faits dans un système de numération à base 60 dérivé de la numération babylonienne. Les entiers sont écrits dans le système littéral grec. Cette numération mixte gréco-babylonienne est le fait de l'école alexandrine. Très souple, elle sera ultérieurement adoptée par les astronomes arabes. Lorsque l'écriture hindoue des nombres entiers – la nôtre – fut introduite en Occident, le système alexandrin s'y adapta très aisément, la base 60 restant la base fondamentale. Ce n'est qu'avec Viète et Stevin que la numération décimale prolongée du côté décimal commencera à s'imposer. Encore subsiste-t-il, aujourd'hui, quelques résidus de l'ancienne numération alexandro-babylonienne.
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