7. Gestion et conservation des populations
La gestion et la conservation des populations animales et végétales peuvent également s'appuyer sur l'ensemble des connaissances en dynamique des populations. Les apports concernent tout d'abord l'emploi de principes plutôt théoriques. Un des meilleurs exemples est apporté par le débat sur le dessin des réserves : est-il préférable, pour la sauvegarde d'une espèce, de créer une seule grande réserve, avec un plus faible risque d'extinction locale, ou plusieurs, plus petites, entre lesquelles il faudra en revanche veiller, éventuellement artificiellement, à ce qu'existent des flux d'individus ? C'est le débat « S.L.O.S.S. » (« Single large or several small »). D'autres apports concernent des études de cas souvent fouillées, mais qui restent encore l'exception. En effet la gestion des populations appelle souvent à la prise de décision en l'absence d'éléments suffisants. La modélisation joue alors un rôle de synthèse, mais il faut bien en garder à l'esprit les limites. La dynamique des populations exploitées a été ainsi développée en halieutique à partir du paradigme de la « relation stock-recrutement », selon lequel le recrutement, c'est-à-dire l'entrée dans la phase reproductive de la population, sera accéléré en cas de diminution des effectifs. Des modèles mathématiques permettent alors de déduire le taux maximal d'exploitation. Les quotas de pêche, mis en place par divers organismes internationaux, sont en principe basés sur ce type de modèles, même si la décision finale reflète bien d'autres considérations.
En biologie de la conservation, la dynamique des populations s'interroge souvent sur la viabilité de petites populations et utilise alors des modèles d'extinction. La difficulté est alors de nourrir le modèle d'estimations raisonnables des paramètres démographiques, alors même que la population étudiée est souvent trop petite pour les appréhender avec suffisamment de précision. Mais la modélisation permet alors en retour de valider parfois certaines analyse […]
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