Jusqu'à la fin du xixe siècle, l'oasis de Dunhuang, à l'extrémité ouest de l'actuelle province du Gansu, était connue en Chine surtout comme l'une des quatre commanderies fondées à la fin du iie et au début du ier siècle avant notre ère, aux confins des « Territoires d'Occident ». Dunhuang s'était révélée bientôt comme la plus importante de ces places fortes qui permirent d'entreprendre la colonisation de l'actuelle région du Xinjiang et d'assurer l'expansion de la Chine vers l'Asie centrale. Étape de la célèbre route de la soie et d'une des principales voies de circulation du bouddhisme de l'Inde vers la Chine, Dunhuang et ses environs devinrent, dès le ive siècle, un site remarquable pour ses activités religieuses : au cours des âges, près de cinq cents grottes furent creusées, sculptées et décorées pour vénérer le bouddhisme et de nombreux monastères y furent établis. Tombé peu à peu dans l'oubli, surtout à partir du xive siècle, l'endroit fut à nouveau remarqué par les explorateurs européens qui sillonnèrent l'Asie centrale à partir des années 1860, qu'il s'agisse du Russe Nik […]
