Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

DRUIDES

Page précédente Page suivante

3.  Conception celtique du temps

Les Celtes n'ignoraient pas l'écriture : les Gaulois ont utilisé l'alphabet grec dans des inscriptions votives ou funéraires. Par ailleurs, les textes irlandais contiennent d'innombrables mentions d'emploi de l'écriture ogamique par les filid, voire par des guerriers. Mais l'écriture était proscrite en tant qu'archive ou moyen de transmission du savoir traditionnel parce que, par rapport à la parole, elle est morte et fixe éternellement ce qu'elle exprime. Tous ses emplois sont magiques ou incantatoires et, pour cette raison, le dieu de l'Écriture, Ogme, est aussi le dieu sombre, le patron de la guerre et de la magie (il a donné son nom à l'écriture irlandaise traditionnelle, les ogam). Le gaulois, langue sacrée et savante, a disparu avec toute sa littérature parce qu'il n'a jamais été une langue écrite et, sans la christianisation qui a propagé l'étude des Écritures, l'irlandais aurait subi le même sort ou au moins n'aurait presque rien laissé de sa littérature mythologique. Le droit irlandais considère encore comme seule preuve concluante « la mémoire concordante de plusieurs personnes ».

La conception celtique du temps s'exprime en premier par la répartition des fêtes dans le calendrier. La fête de Samain (« réunion »), le 1er novembre, marque la fin d'une année et le début de la suivante, la fin de la saison claire et le début de la saison sombre. Elle est la fête de toute la société et se passe en beuveries et banquets somptueux. Elle est la date de presque tous les événements mythiques : n'appartenant ni à l'année qui commence, ni à celle qui se termine, située ainsi en dehors du temps, elle est le moment des relations entre les hommes et les dieux de l'Autre Monde. La fête d'Imbolc (« lustration »), le 1er février, correspond aux Lupercales romaines. Elle est très peu mentionnée, parce qu'elle a été entièrement christianisée au bénéfice de sainte Brigitte. Beltene (« feu de Bel »), le 1er mai, est la fête du feu, celle des druides, qui allumaient de gr […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« DRUIDES » est également traité dans :

BARDE

Écrit par :  Christian-J. GUYONVARC'H

… *Suivant l'étymologie, barde signifie « qui pose, qui établit la louange ». Et telle est bien la fonction du barde dans l'Antiquité celtique. Mais le droit ou le devoir de dispenser la louange implique aussi la possibilité contraire, celle du blâme. La meilleure définition antique nous est offerte par les écrivains grecs Diodore de Sicile et Strabon… Lire la suite
CELTES

Écrit par :  Christian-J. GUYONVARC'HPierre-Yves LAMBERTStéphane VERGER

Dans le chapitre "Les nouvelles formes de culte"  : …  l'organisation d'un corps sacerdotal composé de plusieurs catégories de clercs, parmi lesquels les *druides. On sait peu de choses sur ces prêtres présentés par les auteurs anciens comme des philosophes : ils enseignent des préceptes comparables à ceux des pythagoriciens, se livrent à des activités rituelles – comme la cueillette du gui – et… Lire la suite
DAGDA

Écrit par :  Christian-J. GUYONVARC'H

… *Le dieu celtique Dagda porte quatre noms ou surnoms dans la mythologie irlandaise : Dagda (« dieu bon »), Eochaid (ivo-katu-s, « qu i combat par l'if », par allusion aux usages magiques de ce bois), Ollathir (« père puissant ») et Ruadh Rofhessa ( « rouge de la grande science »). Il correspond au Jupiter gaulois défini par César. Il forme… Lire la suite
GAULE

Écrit par :  Jean-Paul DEMOULEJean-Jacques HATT

Dans le chapitre "La société gauloise"  : …  aristocratie penchait en majorité pour la collaboration avec les Romains. La classe sacerdotale des *druides est une des institutions communes à tous les peuples celtiques. D'après César, les druides, dispensés de service militaire et d'impôts, ont de multiples fonctions : ils président à la vie religieuse et aux sacrifices, rendent la… Lire la suite
IRLANDE

Écrit par :  David GREENEPierre JOANNON

Dans le chapitre "Histoire"  : …  tenues en grande estime par les Gaëls, était dévolu à une hiérarchie à trois degrés : les *druides à la fois initiés, augures, magiciens et conseillers des rois ; les file ou filid, juges, poètes et historiens, dépositaires des cycles épiques par lesquels s'exprimait la mémoire de la race ; les bardes enfin qui… Lire la suite
MYTHOLOGIES - Dieux des peuples "barbares"

Écrit par :  Régis BOYERPierre-Yves LAMBERT Universalis

Dans le chapitre "Une cosmologie mal connue"  : …  César est aussi une source capitale sur le rôle des *druides. Ils n'étaient pas seulement prêtres : ils étaient aussi chargés de la justice et de l'enseignement. Ils formaient une hiérarchie développée et organisée : un chef unique, une réunion annuelle dans la forêt des Carnutes, une formation très longue. Leur importance sociale est aussi attestée… Lire la suite
SACERDOCE

Écrit par :  Mariasusai DHAVAMONY Universalis

Dans le chapitre "La religion celtique"  : …  Les Celtes avaient pour prêtres privilégiés les *druides (« ceux qui connaissent en profondeur »). Ceux-ci n'accédaient pas à la charge sacerdotale par voie héréditaire, mais seulement au prix d'une instruction, d'une formation et après un temps de noviciat. Leur principale fonction était d'offrir des sacrifices, et quiconque était par eux exclu de… Lire la suite

Afficher la liste complète (7 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Druide cueillant du gui

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média