DreamWorks a été, depuis l'avènement de Disney au rang de major, la plus importante tentative de créer un studio (au sens américain, associant production et diffusion). Le réalisateur-producteur Steven Spielberg (né en 1946) en est la figure de proue. Il avait débuté chez M.C.A. Universal en 1971 avec Duel – un film à petit budget, mais qui n'en constituait pas non moins un premier pas vers le blockbuster (« succès fracassant ») qui a enflammé Hollywood, à savoir Les Dents de la mer (1975). Disposant depuis 1982 et E.T. de sa propre unité de production au sein d'Universal, Spielberg accumule les réussites commerciales avec les Indiana Jones (1981-1988) et les Jurassic Park (1993-2001), ou encore La Liste de Schindler (1993), et lance un département d'animation (Fievel, Balto, Le Petit Dinosaure).
En 1994 naît DreamWorks S.K.G. – les initiales des trois associés jouant le rôle de signature. Spielberg est entouré de David Geffen (né en 1943), milliardiaire issu du show-business, industriel du disque et producteur de comédies musicales à Broadway (Cats), et de Jeffrey Katzenberg (né en 1950), un homme de studio expérimenté qui était « numéro deux » chez Disney. C'est ce dernier qui dirige la filiale spécialisée dans le cinéma d'animation. Les trois associés se partagent à égalité 66 p. 100 du capital, le solde étant apporté par Paul Allen, le cofondateur de Microsoft qui a réinvesti sa fortune dans le sport professionnel, la recherche médicale et l'audiovisuel.
DreamWorks est lié par contrat avec Universal pour la distribution hors du territoire américain, ainsi qu'au réseau de télévision A.B.C. (propriété de Disney) et à la puissante chaîne payante Home Box Office (Time Warner). Le rachat de Pacific Data Image permet de produire des films d'animation selon les techniques les plus modernes, dont les recettes dépassent celles des films Disney et rivalisent avec les productions Pixar.
Le studio engage des cinéastes confirmés (Robert Zemeckis, Barry Levinson, Ivan Reitman, plus tard Woody All […]
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