Officier serbe, né le 27 mars 1893 à Ivanjica (Serbie), mort le 17 juillet 1946 à Belgrade.
Dragoljub, ou Draža, Mihaïlović combat dans les guerres balkaniques (1912-1913), puis pendant la Première Guerre mondiale. Devenu colonel lorsque l'Allemagne envahit la Yougoslavie en avril 1941, il refuse de se soumettre à la capitulation de l'armée yougoslave. Il met alors sur pied un mouvement de résistance royaliste, les tchetniks, qui agit surtout depuis la Serbie. Promu au rang de général en 1941, il est nommé ministre de la Guerre la même année par le gouvernement en exil du roi Pierre II.
Les tchetniks menés par Mihaïlović et les Partisans, majoritairement communistes, dirigés par Tito résistent les uns et les autres aux troupes d'occupation allemandes, mais leurs divergences politiques se transforment en conflit armé. Les Alliés soutiennent les tchetniks au début de l'occupation et Mihaïlović devient un héros national. Craignant cependant de violentes représailles contre les Serbes, ce dernier se dirige vers une résistance modérée dans l'attente d'une intervention majeure des Alliés. Les Partisans optent quant à eux pour une politique plus agressive vis-à-vis des Allemands. Favorisant cette dernière ligne de conduite et apprenant que certains tchetniks collaboreraient avec l'ennemi (en particulier dans les zones tenues par les troupes italiennes), les Alliés se détournent de Mihaïlović pour soutenir Tito en 1944. Mihaïlović doit ainsi se cacher à la fin de la guerre mais est capturé par les Partisans le 13 mars 1946. Le gouvernement yougoslave l'accuse alors de trahison et de collaboration avec les nazis. Bien qu'une commission d'enquête américaine disculpe Mihaïlović et les hommes placés sous son commandement direct de toute collaboration, la question continue à faire débat chez certains historiens. Condamné à mort par le régime de Tito, Mihaïlović est exécuté à Belgrade en 1946.
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