3. Traitement d'une douleur
Dans les douleurs aiguës, le maniement des analgésiques associé au traitement de la cause apporte le soulagement attendu. Dans la douleur chronique, l'évaluation de ses différentes composantes – somatique, psychologique et sociale – conduit à porter l'indication de moyens thérapeutiques très divers, physiques, psychologiques, chirurgicaux, qui ne se limitent donc pas aux médicaments. C'est souvent la combinaison de ces différents moyens qui permet une amélioration significative.
• Traitements médicamenteux
L'O.M.S. a proposé dans le cadre des douleurs cancéreuses une échelle de décision thérapeutique comportant trois paliers d'analgésiques. Le niveau I correspond aux analgésiques non narcotiques (paracétamol et aspirine) et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A.I.N.S.) ; le niveau II, à l'association des analgésiques non narcotiques aux opioïdes mineurs (codéine, dextropropoxyphène) ; le niveau III, aux analgésiques opioïdes majeurs, essentiellement la morphine orale.
Dès qu'une douleur persiste, on recommande de prendre les antalgiques à horaire fixe et non au coup par coup. L'analgésie contrôlée par le patient est une technique qui permet d'optimiser la qualité et la sécurité de l'analgésie en apprenant au malade à s'administrer la dose d'analgésique dans des conditions de prescription définies par le clinicien (dose maximale par prise, période réfractaire...). D'un point de vue pharmacologique, cette technique permet de déterminer des taux plasmatiques dans la limite d'efficacité et au-dessous des doses pouvant déterminer des effets adverses ; d'un point de vue psychologique, elle permet au patient de participer activement au soin, de déterminer les doses en fonction de ses besoins.
Cette technique est utilisée pour la douleur postopératoire et la douleur du cancer. Les antidépresseurs ont une action analgésique propre dans certaines indications : douleurs neurogènes (neuropathie diabétique, mononeuropath […]
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