2. Typologie des douleurs
Il n'y pas une mais des douleurs, et on doit distinguer plusieurs types de douleur selon la durée d'évolution (épisodique, aiguë, chronique), selon le mécanisme physiopathologique, selon la localisation, selon l'intensité, le degré du handicap qui en résulte, l'origine maligne ou non...
• Douleur aiguë ou douleur chronique
La durée d'évolution d'une douleur, aiguë (inférieure à 3 mois) ou chronique (supérieure à 3 mois), conditionne l'abord du malade et la démarche thérapeutique. Par le fait même de sa persistance, une douleur, initialement simple symptôme (douleur-signal d'alarme), peut se modifier et devenir un syndrome à part entière (douleur-maladie). Une douleur chronique ne peut être appréhendée simplement comme une douleur aiguë qui persiste. Des différences d'ordre neurophysiologique, neuropsychologique et comportemental justifient la distinction douleur aiguë-symptôme/douleur chronique-syndrome.
Lorsqu'une douleur se montre rebelle et marque une tendance à persister, l'approche doit s'élargir au modèle bio-psychosocial de la douleur. Il convient de préciser non seulement les mécanismes étiologiques de départ, mais aussi tous les déterminants psycho-comportementaux potentiels. Chaque facteur doit être analysé en lui-même et ne peut être tenu ni comme exclusif ni comme isolé des autres. Dans la majorité des cas, les problèmes posés sont intriqués, à la fois d'ordre somatique et d'ordre comportemental.
Les douleurs chroniques se répartissent en deux grandes catégories distinctes : les douleurs cancéreuses ou du sida, qui sont des douleurs chroniques évolutives, et les douleurs chroniques non malignes, parfois improprement dénommées bénignes ; qui sont des douleurs chroniques observées dans des pathologies ne menaçant pas le pronostic vital, et moins évolutives.
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