3. Dormance des tubercules et bulbes
Les bourgeons de pomme de terre, les « yeux », sont dormants lorsque la partie aérienne de la plante meurt. Ils présentent des divisions cellulaires et augmentent donc de diamètre mais ne manifestent aucun allongement. Cette dormance est plus ou moins profonde selon les variétés. L'éveil est spontané et résulte du simple stockage des tubercules ou de leur conservation dans le sol. À la « germination », le bourgeon apical croît rapidement et inhibe les autres « yeux ». La dormance, insensible au froid, peut être levée par la monochlorhydrine du glycol, la thio-urée ou l'acide gibbérellique. Dans ce cas, tous les bourgeons croissent (pas de dominance apicale). Pour conserver plus longtemps les tubercules non « germés », on peut renforcer la dormance en les traitant par une auxine. Les bourgeons dormants n'incorporent pas de bases azotées comme l'uridine dans leurs ARN ; les traitements de levée de dormance sont inhibés par l'actinomycine D ; enfin, l'ADN extrait de bourgeons dormants ne synthétise pas d'ARN in vitro en présence d'ARN polymérase et de nucléosides triphosphates. Ces résultats laissent supposer que des gènes sont réprimés.
Chez les plantes à bulbe, à la fin du printemps, après la floraison, la partie aérienne de la plante sèche et le bulbe souterrain persiste. Les ébauches de fleurs et de feuilles de l'année suivante s'y organisent. À cette période d'organogenèse, nécessitant une température moyenne (20 0C), fait suite une période d'éveil (levée de dormance) qui se produit à plus basse température (12 semaines à 8 0C pour la tulipe).
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