Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

DORMANCES VÉGÉTALES

Page précédente Page suivante

2.  Dormance des bourgeons

Après avoir formé des pousses feuillées, portant des bourgeons axillaires plus ou moins inhibés, les bourgeons terminaux marquent très souvent un temps d'arrêt dans leur croissance. La cause peut en être une température trop chaude (Prunus PersicaP. Americana) ou, plus généralement, un raccourcissement des jours. Si, à la fin de l'été, des plants d'épicéa sont transférés en serre en jours longs, la croissance continue ; par contre, en jours courts, les bourgeons entrent en dormance. Ces modifications ne sont pas liées à l'activité photosynthétique, mais à un contrôle photopériodique.

Lors du raccourcissement des jours, des inhibiteurs de croissance, notamment la dormine, s'accumulent dans les feuilles. Parallèlement se produit une diminution de la synthèse des gibbérellines et des cytokinines ; ces dernières substances migreraient des feuilles vers les racines.

Le facteur normal de la levée de dormance est le froid hivernal. Si la dormance est peu accentuée, les premiers froids de l'hiver suffisent à la reprise de la croissance, ce qui explique la floraison hâtive de la rose de Noël ou celle, prématurée, des renoncules. Les bourgeons à fleurs ont souvent une dormance moins prononcée que les bourgeons à feuilles. Ainsi, les Forsythia, les jasmins d'hiver fleurissent avant l'apparition des feuilles. Une période sèche suivie de précipitations abondantes peut être à l'origine de la levée de dormance (floraison automnale des marronniers). 

On utilise un certain nombre de traitements artificiels : immersion dans l'eau à 40 0C, anesthésiques (employés pour les lilas) ou 2-chloroéthanol. La levée de dormance est caractérisée par une diminution de la teneur des bourgeons en inhibiteurs et une augmentation de la concentration en cytokinines.

L'entrée et la levée de dormance semblent dépendre de la répression et de la dérépression de certains gènes. Ainsi, l'ADN extrait de bourgeons dormants, montre une faible activité de synthèse d'ARN in vitro. L'ADN de bourgeons non dormants est, au contraire, très actif. On admet que la répression des gènes est due à une liaison avec des histones (protéines basiques). Le rôle de ces protéines comme agent répresseur des gènes fait l'objet néanmoins de nombreuses discussions.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« DORMANCES VÉGÉTALES » est également traité dans :

DÉVELOPPEMENT (biologie) - Le développement végétal

Écrit par :  Georges DUCREUXHervé LE GUYADERJean-Claude ROLAND

Dans le chapitre "Modulations du schéma ontogénique"  : …  de résistance, passifs – écorce, écailles des bourgeons –, ou physiologiques – chute des feuilles, *dormances. Mais cette période d'inactivité n'est qu'apparente. Des modifications profondes interviennent au sein des méristèmes, qui conduisent à des modifications de préséances entre bourgeons, mais aussi à la récupération, localement, de capacités… Lire la suite
GIBBÉRELLINES

Écrit par :  Paul ROLLIN

Dans le chapitre "Rôle des gibbérellines endogènes"  : …  des cellules de l'apex. L'effet sur l'élongation nécessite une interaction avec l'auxine. La *dormance embryonnaire de nombreuses graines est levée par un traitement à basse température qui induit la synthèse de gibbérellines. Il en résulte une levée de dormance qui a pour origine l'accumulation d'acide abscissique pendant la formation de la… Lire la suite
GRAINE

Écrit par :  Georges MANGENOT

Dans le chapitre "Dormances"  : …  dans le milieu extérieur ; ces graines apparemment mûres, mais incapables de germer, sont appelées *dormantes. Les dormances vraies signifient que, dans la graine fraîchement séparée de la plante mère, la maturation (construction de l'embryon ; formation de tous les facteurs de croissance) n'est pas encore achevée ou, plus souvent… Lire la suite
HISTOLOGIE

Écrit par :  Élodie BOUCHERONDominique CHRIQUIAnne GUIVARC'HJacques POIRIER

Dans le chapitre "Les cytokinines, l'organogenèse foliaire et la dormance hivernale des bourgeons"  : …  de prolifération dans les méristèmes caulinaires ainsi que d'un arrêt de l'organogenèse foliaire.* Cet arrêt conduit à un état dormant ou quiescent. Par ailleurs, les cytokinines sont des phytohormones dont le rôle dans le contrôle de la prolifération a été démontré sur des systèmes artificiels (souches cellulaires). Ce rôle se situerait dans le… Lire la suite
PHYTOHORMONES ou HORMONES VÉGÉTALES

Écrit par :  Robert BOURIQUET

Dans le chapitre "Acide abscissique"  : …  inhibiteur appelé « blastocholine » par A. Kökemann en 1934. T. Hemberg (1949) constate que la *dormance des tubercules de pomme de terre est due à la présence dans les bourgeons d'un facteur inhibiteur (inhibiteur β) qui disparaît lorsqu'on provoque expérimentalement la levée de dormance. Cet inhibiteur β a aussi été identifié dans un grand… Lire la suite
RÉSERVES PHYSIOLOGIQUES - Réserves végétales

Écrit par :  Jacques MIÈGE

Dans le chapitre "Réserves destinées à la reproduction"  : …  Dans un cas comme dans l'autre, la plante utilise des systèmes de protection et met des barrières (*dormances) pour éviter que l'utilisation des matières nutritives se fasse mal à propos. Dans cette sorte de contrat d'assurance vie, destiné à réduire les faux départs à des époques inopportunes, interviennent des systèmes inhibiteurs qui cesseront d… Lire la suite
REVIVISCENCE

Écrit par :  Andrée TÉTRY

… *Propriété manifestée par certains organismes ou certaines graines de pouvoir, après avoir été desséchés, reprendre une activité à la suite d'une réhydratation. Van Leeuwenhoek a découvert le premier ce phénomène chez des animalcules, en 1704. Actuellement, il est signalé chez les nématodes, les rotifères, les tardigrades, pour le règne animal, et… Lire la suite
VIE RALENTIE ou LATENTE

Écrit par :  René HELLER

…  sont ralenties, mais qu'il y a inaptitude interne au retour à la vie active. On dit qu'il y a *dormance (la forme complémentaire, où il suffit du retour de conditions favorables pour la reprise de la vie active, étant parfois nommée quiescence). Une graine, mise dans de bonnes conditions d'humidité, d'aération, de température, ne germe pas si… Lire la suite

Afficher la liste complète (8 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Dormine Entrée en dormance des bourgeons

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média