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DON JUAN TENORIO, José Zorrilla

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Représenté pour la première fois à Madrid, en 1844, Don Juan Tenorio de José Zorrilla (1817-1893) est vite devenu, dans le monde hispanique, une œuvre extrêmement célèbre. Ce drame « religieux et fantastique » fut longtemps joué chaque année, à l'occasion de la fête des morts. Plus que de Tirso de Molina (L'Abuseur de Séville, 1625) ou de Zamora (Il n'est délai qui n'ait son terme ni dette qui ne se paie, 1714) les sources d'inspiration de cette figure de Don Juan proviennent de Mérimée (Les Âmes du Purgatoire, 1834) et d'Alexandre Dumas (Don Juan de Marana, ou la Chute d'un ange, 1836).

1.  La rédemption de Don Juan

La pièce se compose de deux parties. L'action se situe à Séville au xvie siècle, à la fin du règne de Charles-Quint. La première partie, en quatre actes, a l'allure d'une comédie de cape et d'épée. Don Juan Tenorio et Don Luis Mejía comparent leurs exploits : conquêtes féminines ou meurtres. Dans la même nuit, Don Juan, après avoir insulté son père, Don Diego Tenorio, parvient à abuser de Doña Ana de Pantoja, la fiancée de Don Luis, et à enlever du couvent, où elle est enfermée, Doña Inès. Dans la maison de campagne, où il a réussi à l'emmener, Don Juan ressent soudain un violent amour pour la jeune fille. Voici que font irruption, pour se venger, Don Luis et le père de Doña Inès, Don Gonzalo de Ulloa, le Commandeur, qui au vu des méfaits de Don Juan, a rompu les fiançailles de celui-ci avec sa fille. Comme ils refusent de se laisser apitoyer par le repentir sincère de Don Juan, celui-ci, furieux, les tue l'un et l'autre, et prend la fuite. Le rythme plus mesuré de la deuxième partie, en trois actes, contraste avec l'entrain endiablé de la première. Cinq ans ont passé. Don Juan de retour à Séville, après un long exil, visite le cimetière où se dressent les statues de ses victimes. La statue d'Inès, morte de chagrin, s'anime pour déclarer à Don Juan que son sort éternel est lié au sien. Don Juan est bouleversé, mais reprend ses grands airs pour inviter à dîner […]

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« DON JUAN TENORIO, José Zorrilla » est également traité dans :

L'ABUSEUR DE SÉVILLE, Tirso de Molina

Écrit par :  Bernard SESÉ

Dans le chapitre "La justice de Dieu"  : …  *L'action dramatique débute à Naples. Don Juan Tenorio, gentilhomme sévillan, au service de son oncle, don Pedro, ambassadeur d'Espagne, a réussi à obtenir les faveurs de la duchesse Isabelle en se faisant passer pour le duc Octave, son fiancé. La ruse découverte, il s'évade avec l'aide de Don Pedro Tenorio, qui a été chargé par le roi de Naples d'… Lire la suite
ZORRILLA JOSÉ (1817-1893)

Écrit par :  Bernard SESÉ

… *Dans ses Souvenirs du temps passé (Recuerdos del tiempo viejo, 1880-1883), Zorrilla rapporte plusieurs anecdotes de son existence besogneuse et mouvementée. Un poème qu'il lit sur la tombe de Larra (1837) lui acquiert d'emblée la célébrité. À Madrid, il écrit dans les journaux, publie des recueils poétiques, fait représenter… Lire la suite

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