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Écrit par : Claude RIVIÈRE
En latin, dominare, c'est exercer la souveraineté, celle du maître, du dominus. Le droit romain connaît le dominium, propriété des choses, et la potestas dominica, pouvoir du maître sur l'esclave. Celui qui domine exerce une contrainte sur la conduite d'autres personnes. La domination résulte du recours à la… Lire la suiteÉcrit par : Miguel ABENSOUR
Dans le chapitre "« Le monde comme une proie »" : … libération de la peur vers la souveraineté – dérive qui n'a rien de nécessaire –, c'est-à-dire vers *la domination soit de la nature, soit des hommes, la raison, au lieu de se libérer de la peur mythique, l'intériorise plutôt, ou encore la refoule en la transformant en appropriation de la nature. Adorno et Horkheimer écrivent : « La maladie de la… Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
… commun, qui l'emploie indifféremment comme synonyme de pouvoir, de force, d'influence ou encore de* domination. De l'autre, elle est mobilisée par les analyses contradictoires soutenues dans le cadre du débat sur la « crise des valeurs » : les diverses solutions, « permissives » ou « réactionnaires », prônées pour remédier aux effets délétères sur… Lire la suiteÉcrit par : Jacques ELLUL
… *L'un des trois types de domination — avec le pouvoir traditionnel et le pouvoir rationnel — de la classification établie à ce sujet par Max Weber. Le terme « charismatique », qui vient du grec charisma (« grâce », « bienfait », « don »), s'applique à quelqu'un qui a reçu des dieux, des démons ou de la nature un don que les autres n'ont pas… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MAUGER
Dans le chapitre "Champs et classes sociales" : … des différents champs (où les classes dominées ne figurent le plus souvent que par procuration),* de sorte que les pratiques dominantes dans les différents champs sont tendanciellement celles des classes dominantes. De façon générale, la structure des différents champs reproduit en la transposant la structure du champ des classes sociales : l'… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MAUGER
Dans le chapitre "Bourgeoisie et élite(s)" : … dans les institutions financières et la gestion déléguée à des salariés. Dans cette perspective,* la domination politique n'est qu'une conséquence de la domination économique de la classe qui détient les moyens de production. « Classe en soi » définie par sa position dans les rapports de production, la classe capitaliste ne peut se constituer… Lire la suiteÉcrit par : Vincent DUBOIS
Dans le chapitre "Débats théoriques" : … en garde contre les risques d'une dérive légitimiste de la théorie de la légitimité culturelle,* qui conduirait à oublier que les cultures « dominées » peuvent avoir leur existence propre, et à considérer que la culture « dominante » exercerait sa domination de manière systématique et permanente. Pour ces auteurs, s'il y a une relation entre la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie HARRIBEY
Dans le chapitre "De la décroissance au refus du développement et du progrès" : … fut, au cours de l'histoire moderne, à partir du xvie siècle, le vecteur de la *domination occidentale sur le reste du monde. Domination économique, politique, souvent militaire et surtout culturelle qui a désintégré les économies et les sociétés traditionnelles, sans que les populations ainsi déstructurées et acculturées aient… Lire la suiteÉcrit par : Daniel GAXIE
Dans le chapitre "Une compétition ouverte et pacifiée" : … relativement distinctes et autonomes. Cette différenciation affecte notamment le travail de *domination. Les diverses catégories dirigeantes (économiques, religieuses, politiques, militaires, intellectuelles, administratives, scientifiques, syndicales, associatives, médiatiques) sont (relativement) distinctes et séparées les unes des autres… Lire la suiteÉcrit par : Jacques COMMAILLE
Dans le chapitre "Le retour à la sociologie générale" : … déterminant dans le maintien de l'ordre symbolique et, par conséquent, dans celui de l'ordre social.* Pour lui, le travail juridique représentait un instrument essentiel dans l'exercice de la domination symbolique par la classe dominante, cela grâce à l'effet d'universalisation qu'il opère. C'est probablement un contexte de transformations… Lire la suiteÉcrit par : François DUBET
Dans le chapitre "Inégalités sociales, inégalités scolaires" : … de reproduire ces inégalités. La culture scolaire ne serait ni neutre, ni objective, ni universelle,* elle retiendrait les codes et les valeurs de la culture dominante, elle masquerait ainsi un « arbitraire culturel » favorable à la classe dominante et exerçant une « violence symbolique » sur les élèves les moins favorisés. Bien que la théorie de la… Lire la suiteÉcrit par : Françoise COLLIN
Dans le chapitre "Enjeux politiques" : … ces théories, qui donnent lieu à des pratiques diverses, ont en commun la mise en cause de la *domination historico-sociale des hommes sur les femmes, qui se manifeste dans les différentes modalités de la vie politique, sociale, économique, érotique, générationnelle ou symbolique. Elles entraînent des stratégies diverses concernant le devenir… Lire la suiteÉcrit par : Guy CHAUSSINAND-NOGARET
Dans le chapitre "Des grands hommes à l'élite" : … connaître les conditions réelles de la dépendance populaire, pour découvrir les instruments de la *domination des élites, pour expliquer les phénomènes révolutionnaires et les mutations qui permirent de passer des sociétés d'ordres de l'Ancien Régime aux sociétés de notables du xixe siècle, et enfin à la… Lire la suiteÉcrit par : Alain BIHR, Roland PFEFFERKORN
Dans le chapitre "Toujours plus : fortune, pouvoir, prestige et secret" : … aussi bien l'une que l'autre. Tel est bien, en définitive, le propre de tout patrimoine de rapport. *Cela signifie clairement que la richesse, c'est plus fondamentalement encore le pouvoir : la maîtrise sur les conditions matérielles et institutionnelles de reproduction non seulement de sa propre situation mais de la société ; la stabilité… Lire la suiteÉcrit par : Alain BIHR, Roland PFEFFERKORN
Dans le chapitre "Les pôles de résistance du pouvoir masculin : l'espace public et l'espace privé" : … entre hommes et femmes, entraînant par là même une stagnation de la situation des femmes. *On peut repérer deux points forts de résistance de la domination masculine. D'abord au sein de l'espace public, où les hommes continuent à monopoliser l'essentiel des positions de pouvoir. Les débats autour de la parité politique ont permis de… Lire la suiteÉcrit par : Vincent DUBOIS
Dans le chapitre "Une œuvre majeure en débats" : … type de critiques consiste à nuancer, plus ou moins fortement, la mise en relation des rapports de* domination et des pratiques culturelles. Dans Le Savant et le populaire, Claude Grignon et Jean-Claude Passeron invitent à interroger la correspondance, trop rapidement établie à leurs yeux, entre rapports de force (domination sociale) et… Lire la suiteÉcrit par : Gisèle SAPIRO
Dans le chapitre "Pour une sociologie des œuvres" : … espace des possibles). La structure du champ se définit par la distribution inégale des ressources. *Elle oppose principalement ceux qui occupent une position dominante et peuvent donc imposer leur conception de la littérature, et ceux qui occupent une position dominée, généralement les nouveaux entrants ou les écrivains marginaux. Champ de force,… Lire la suiteÉcrit par : Philippe COULANGEON
Dans le chapitre "Les loisirs : un espace de distinction" : … des rapports sociaux. La culture, les loisirs et tous les éléments constitutifs des styles de vie* s'inscrivent dans des rapports de « domination symbolique ». Globalement, la familiarité avec les loisirs cultivés et la distance à l'égard de la culture populaire et de la culture de masse opposent les classes dominantes aux classes populaires.… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT, Catherine LABRUSSE-RIOU, Marie-Odile MÉTRAL-STIKER, Universalis
Dans le chapitre "Le mariage en Occident" : … avec une esclave ni avec une enfant. Le rapport que l'époux exerce sur elle n'en est pas moins de *domination. Michel Foucault, dans L'Usage des plaisirs (1984), analyse l'isomorphisme entre la relation sexuelle, la relation conjugale, la relation domestique et la relation sociale. Il s'ensuit que le maître de maison peut, en toute… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERSTLÉ
Dans le chapitre "Les « cultural studies »" : … approche ethnographique et à l'analyse sémiologique des textes. Il s'agit pour lui de comprendre la *domination médiatique bourgeoise et la faiblesse des interprétations populaires qui génère la violence culturelle subie par les moins dotées en ressources culturelles et de comprendre aussi les réponses qu'ils y apportent. Dans La Culture du… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
Dans le chapitre "Orientations et structure des idéologies ethnico-nationales" : … domine ou vise à dominer d'autres ethnies, et l'on voit apparaître une idéologie de *domination. Le règne de cette ethnie dominante est identifié à l'ordre cosmique, ses mœurs et ses institutions à la réalisation de l'idéal humain. Ceux qui y résistent sont des rebelles à l'ordre universel. Ils sont rejetés dans la catégorie de l'infra-… Lire la suiteÉcrit par : Antonin COHEN
Dans le chapitre "Homologie structurale et reproduction sociale" : … de la valeur et de la force relatives » de ces différentes espèces de capital social). *C'est « cette lutte pour l'imposition du principe de domination dominant » qui, pour le sociologue, est au cœur des affrontements « pour le mode de reproduction légitime des fondements de la domination ». Ainsi, la structure du champ du pouvoir s'est… Lire la suiteÉcrit par : Stéphanie WOJCIK
… dans le South Side de Chicago, la première partie montre les liens mortifères entre la* domination raciale, les inégalités de classe et l'action de l'État. Dans la grande ville du nord des États-Unis, la cause essentielle de l'enracinement de la marginalité est l'effondrement des institutions publiques, dû à des politiques étatiques d'… Lire la suiteÉcrit par : Michel OFFERLÉ
Dans le chapitre "Oligarchies partisanes" : … aucun parti ne pouvait prétendre être une démocratie : « L'organisation est la source d'où naît la*domination des élus sur les électeurs, des mandataires sur les mandants, des délégués sur ceux qui les délèguent. Qui dit organisation dit tendance à l'oligarchie. » Un parti fondé pour défendre une cause et poursuivre un objectif politique tend à… Lire la suiteÉcrit par : Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
Dans le chapitre "Pouvoir et domination" : … forte de la tradition politique des Modernes tend à identifier le « pouvoir » à l'État souverain.* Abordé sous cet angle, le pouvoir apparaît indissociable de la domination, c'est-à-dire d'une relation dissymétrique entre des individus qui sont en position de commander et d'autres qui leur doivent obéissance. Cette relation, dans laquelle la… Lire la suiteÉcrit par : Gilles CHANTRAINE
Dans le chapitre "Illégalismes populaires et mise à l'écart des « grands déviants »" : … l'État, du droit et de la démocratie politique, et, d'autre part, le particularisme des formes de *domination sociale telles qu'elles se déploient à partir du xixe siècle et de la mise en place du capitalisme industriel. Depuis sa naissance jusqu'à nos jours, la population pénitentiaire est marquée par la constance remarquable… Lire la suiteÉcrit par : Albert MEMMI
Dans le chapitre "Repères historiques" : … et de l'établissement européens. Ainsi, l'effort systématique pour justifier l'agression et la *domination sur un groupe présenté comme biologiquement inférieur, par un autre groupe, jugé supérieur, date des débuts de la colonisation. On notera aussi que l'indigène n'est pas seulement tenu pour inférieur, ce qui ne serait pas de sa faute, mais… Lire la suiteÉcrit par : Marie DURU-BELLAT
Dans le chapitre "Les scolarités comme base légitime de la répartition sociale" : … reprendre la formulation de Max Weber), à l'aune duquel on estimera légitime de classer les élèves.* Et comme cet idéal est celui du groupe dominant, l'école va classer en tête ceux d'entre eux qui correspondent le mieux aux critères particuliers du groupe dominant. Cette sélection scolaire est ainsi davantage une cooptation qu'une juste… Lire la suiteÉcrit par : Christine GUIONNET
Dans le chapitre "Le genre comme construit social" : … dimension constructiviste l'idée de relations de pouvoir entre sexes aboutissant en général à une *domination masculine dans les sphères privées et publiques. Elle soulignait ainsi que « le genre est un élément constitutif de rapports sociaux fondés sur des différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier des… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Josèphe DHAVERNAS, Liliane KANDEL
… *Le terme de sexisme sert à désigner l'ensemble des institutions (socio-politiques, économiques, juridiques, symboliques) et des comportements, individuels ou collectifs, qui semblent perpétuer et légitimer la domination des hommes sur les femmes. Il est utilisé, plus couramment, pour caractériser les aspects idéologiques du phénomène et leurs… Lire la suiteÉcrit par : Michel BOZON
Dans le chapitre "Représentation traditionnelle des sexes dans la reproduction" : … une des situations les plus universellement mobilisées pour représenter de manière sensible la *domination des hommes (Bozon, 1999). Les représentations des rapports sexuels servent à dire la domination de sexe en général, voire la domination de classe. Dans ces représentations androcentriques de la reproduction, il se produit, selon Pierre… Lire la suiteÉcrit par : Antonin COHEN
Dans le chapitre "La logique du prestige et l'équilibre des tensions" : … « unique » en ce que l'étiquette, à laquelle il est lui-même soumis, est aussi un « instrument de *domination » dont lui seul dispose (chapitre 4). C'est en effet le moyen pour lui d'exercer une « action régulatrice » des tensions entre des « groupes d'élites interdépendants » et notamment entre « les détenteurs de charges officielles d'origine… Lire la suiteÉcrit par : Louis PINTO
Dans le chapitre "L'objectivation sociologique" : … à des accords entre agents réalisés sur le mode tacite et qu'il s'agit seulement d'expliciter.* La sociologie de la domination héritée de Weber repose sur des présupposés réalistes, l'existence de rapports de force objectivement descriptibles qui s'imposent aux agents, mais, loin de s'en tenir à ce constat, elle tente d'appréhender leur… Lire la suiteÉcrit par : Isabelle KALINOWSKI
Dans le chapitre "Une sociologie de la domination" : … *La sociologie de Max Weber est une sociologie de la domination. Les sociétés y sont moins pensées dans leur cohésion interne que comme le champ de luttes entre des instances sociales de différentes natures, politiques, économiques, religieuses, culturelles, etc., et, au sein de chacune de ces instances, entre des agents dominants et des agents… Lire la suiteÉcrit par : Julien FREUND
Dans le chapitre "L'œuvre sociologique" : … enfin l'activité traditionnelle, qui obéit parfois machinalement à la coutume. – Les types de *domination, qui sont aussi des types de légitimation du pouvoir : la domination traditionnelle qui a pour fondement la croyance en la sainteté des coutumes et en la légitimité de ceux qui sont appelés au pouvoir en vertu de la tradition ; la… Lire la suite
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