4. Les types de régions périglaciaires
Selon les variantes présentées par les climats froids et les divers systèmes morphogéniques correspondants, des associations différentes de ces formes et de ces modelés permettent de caractériser des types de régions périglaciaires. On définira les principaux d'entre eux.
• Désert de gélifraction
Le désert de gélifraction (barren grounds) se caractérise par un climat très froid et sec, d'où l'insignifiance de la végétation. La sécheresse limite aussi l'efficacité de la gélifraction saisonnière, comme celle de la gélifluxion et du ruissellement. L'attaque des roches cohérentes bénéficie peut-être des grandes amplitudes thermiques diurnes favorables à leur fissuration. Quant au transport des débris sur les versants, il semble s'opérer principalement par gravité.
Comme dans tous les déserts, à cette lente morphogenèse s'ajoutent les effets d'actions éoliennes intenses, à la faveur de la fréquence des vents violents, de la sécheresse, de la longueur du gel et de la dénudation du paysage. D'où l'étendue des champs de pierres et des nappes nivéo-éoliennes, l'abondance relative des dunes et la multiplicité des marques de la corrasion sur les affleurements rocheux et leurs débris. De vastes plaines d'accumulation fluviatile, étalées dans les cours inférieurs des grands fleuves arctiques, permettent aussi l'épanouissement de toute la gamme des formes de la cryoturbation et du cryokarst.
Les rares secteurs de l'Antarctique libres de glace et, surtout, les marges sibérienne et nord-américaine de l'océan Arctique, avec les archipels qui les prolongent, appartiennent à ce type désertique.
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