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Écrit par : Jean DELMAS
La guerre est devenue au cours des siècles l'affrontement de groupes organisés dotés de moyens de défense et d'attaque de plus en plus perfectionnés. Le champ clos de jadis se transforme en champ de bataille, puis en théâtre d'opération terrestre, maritime, enfin aérien. À mesure que la lutte s'étend dans l'espace apparaît la dissociation entre la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
… mobiles en bois, garnies de pièces d'artillerie depuis la fin du ve siècle. *À partir de ce moment, le progrès incessant des techniques et des tactiques entraîne une complexité croissante des plans ; architectes et ingénieurs rivalisent d'ingéniosité ; une littérature spécialisée apparaît, dont quelques classiques nous sont… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DABEZIES
Dans le chapitre "La spécificité militaire" : … ne découlent pas seulement des fonctions inattendues, une psychologie et un état spécifiques. *Cette mission, sur les plans organique, juridique, éthique et finalement politique, détermine un certain nombre de traits, à la limite une véritable « mécanique » militaire, plus ou moins marqués selon les époques et les pays, mais, avec des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul CHARNAY
… du moraliste (La Nature des choses, 1969 ; La Nature de l'histoire, 1974). *Cette œuvre repose sur deux fondements. L'un, volontariste : contre l'empirisme politique à court terme et contre l'attitude défensive qui se borne à réagir à l'événement, il faut définir buts et moyens, et surtout « agir à temps ». L'autre,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ADAM
… *La légion romaine en campagne est associée invariablement au castrum, c'est-à-dire le camp fortifié à l'intérieur duquel cantonne la troupe à chaque étape. Ce mode d'installation est fixé dès la seconde guerre punique (~ 219-~ 202) et Polybe, au livre VI de ses Histoires (27-32), le définit parfaitement. Au centre d'un plan… Lire la suiteÉcrit par : André GLUCKSMAN
… prussien de la Grande Armée). Après 1815, inconnu, il ronge son frein, écrit De la guerre. *Ses vraies victoires seront posthumes mais éclatantes. Au xixe siècle, l'état-major prussien applique ses leçons, mais également Engels qui fait partager son enthousiasme à Marx. Au xxe siècle, Jaurès reproche… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Surnom donné, semblerait-il, par le prince Rupert aux cavaliers de Cromwell qui venaient de le défaire à la bataille de Marston Moor en 1644. Les Côtes de fer trouvent leur origine dans le recrutement, en 1643, par Cromwell d'une force de cavalerie de l'Association orientale des comtés de Norfolk, Suffolk, Essex, Cambridge et Hertford ; cette force… Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
… *Né à Constance, d'une très ancienne famille genevoise, Dufour est admis, après le rattachement de Genève à la France, à l'École polytechnique de Paris (1807-1809), puis à l'École du génie de Metz, d'où il sort premier de sa promotion. De 1810 à 1813, il fortifie l'île de Corfou et la défend contre les Anglais, puis combat, en 1814, lors de la… Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
… *Né à Tarbes, il fait de solides études au collège des jésuites de Saint-Étienne puis de Metz. Il entre ensuite à l'École polytechnique d'où il sortira en 1873 dans l'artillerie. Foch est admis à l'École supérieure de guerre en 1885. En 1893, il est au 3e bureau de l'état-major, puis devient professeur d'histoire militaire et de tactique… Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
… *De famille noble, enthousiasmé par la lecture des Commentaires de César, Jean-Charles Folard s'enfuit de chez lui pour s'engager dans l'armée. Sa carrière d'homme de guerre se déroule de dix-huit à cinquante ans. Sous-lieutenant puis aide de camp du maréchal de Vendôme, il est grièvement blessé à Cassano et à Malplaquet pendant la guerre… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… des siècles, satisfaire à ce besoin de longévité sans connaître de mutations brutales, imposées par* l'évolution de l'art de la guerre et de l'armement, elle s'adapte très difficilement – toujours par définition – à l'accélération du progrès technique. Nécessitant de longs et coûteux travaux, elle a été, depuis cent ans, souvent déclassée… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
… *Général britannique et théoricien militaire. Spécialiste des chars pendant la Première Guerre mondiale, Fuller fut ensuite correspondant de guerre (Éthiopie, Espagne) et critique militaire. Organisée par Fuller, l'attaque de Cambrai (20 nov. 1917) fait date dans l'histoire militaire : quatre cents chars britanniques attaquent, sans préparation d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean LACOUTURE
Dans le chapitre "Les années de formation" : … incomparable en vue du rôle politico-stratégique qu'il lui faudra remplir à partir de 1940. *Il trouve alors l'occasion de publier ses deux ouvrages les plus célèbres, Le Fil de l'épée, version rénovée de ses conférences de 1927, dans lequel il trace un autoportrait du chef, et Vers l'armée de métier, où il plaide pour la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DABEZIES
Dans le chapitre "Les ambiguïtés de la « petite guerre »" : … les affrontements directs pour les manœuvres périphériques, on aborde, sans quitter les rangs *militaires, le domaine de l'« approche indirecte ». C'est le cas notamment de la stratégie insulaire de l'Angleterre qui, privée naguère d'armée permanente, dressait des obstacles face à l'ennemi principal, l'attaquait sur ses lignes extérieures avec… Lire la suiteÉcrit par : Jean CAZENEUVE, P. E. CORBETT, Victor-Yves GHEBALI, Q. WRIGHT
Dans le chapitre "La guerre ludique et la guerre totale" : … sociale de presque tous les peuples indo-européens (prêtres, guerriers, agriculteurs). *Quant aux effets de la hiérarchisation sociale sur la conception de la « guerre courtoise », ils sont visibles dans les sociétés féodales, aussi bien dans le Moyen Âge européen que dans que la Chine classique, où les codes militaires prescrivaient non seulement… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
… *Le vendredi 10 mai 1940 au lever du jour, quatre-vingts divisions allemandes déferlent sur la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg. Des parachutistes s'emparent des points stratégiques tandis que l'aviation pilonne les Pays-Bas qui capitulent le 13 mai. Léopold III de Belgique tente de rassembler ses troupes endormies dans la neutralité. Les… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Guibert écrivait en 1790 : « Quand les nations elles-mêmes prendront part à la guerre tout changera de face ; les habitants d'un pays devenant soldats, on les traitera comme ennemis, la crainte de les avoir contre soi, l'inquiétude de les laisser derrière soi, les fera détruire. Ah ! c'était une heureuse invention que ce bel art, ce beau système de… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *« En 1772, M. de Guibert fit paraître son Traité de tactique qui causa le plus grand bruit à cause de la préface qui était fort hardie, ce qui l'obligea à voyager. » Cette remarque provient des notes de Bonaparte, alors jeune officier et qui saluait ainsi l'un de ses maîtres à penser. Lieutenant à treize ans au régiment d'Auvergne,… Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
… *Fils d'un médecin, issu d'une ancienne famille terrienne du canton de Vaud, Henri Guisan se destine à l'agronomie et, à partir de 1897, exploite un grand domaine agricole. Devenu officier, il s'oriente de plus en plus vers la vie militaire, puis s'y consacre entièrement. Colonel divisionnaire (1926), il est placé à la tête d'un corps d'armée (1932-… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Certains critiques ou historiens, dont Sainte-Beuve qui lui consacra une étude approfondie en 1869, ont considéré Antoine Henri Jomini comme l'un des plus grands stratèges d'une époque qui fut pourtant celle de Napoléon et de Clausewitz. Le Vaudois Jomini, employé de banque à Bade devenu officier dans les troupes helvétiques, se fait remarquer en… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
… *Écrivain et critique militaire anglais, sir Basil Liddell Hart est l'auteur des biographies de Scipion l'Africain, de Sherman et de Foch. Dès 1917, il préconise déjà la guerre éclair, c'est-à-dire une percée rapide et profonde des chars, suivie d'une action élargie sur les arrières ennemis. Liddell Hart reprend cette idée en 1926, en insistant… Lire la suiteÉcrit par : Michel HOANG
… *Né au Hubei dans un milieu de petits propriétaires terriens, Lin Biao s'intéresse très tôt aux mouvements radicaux de l'intelligentsia. Au sortir de l'école secondaire, il devient membre de la Ligue de la jeunesse socialiste puis entre, en 1925, à l'Académie militaire de Whampoa, où ses qualités attirent l'attention de ses instructeurs, parmi… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Le sénateur André Maginot était ministre de la Guerre depuis trois semaines quand il défendit, devant le Parlement, le projet de défense des frontières proposé par ses prédécesseurs ; il le fit adopter le 14 janvier 1930. C'est pourquoi il a laissé son nom à ce système de fortification permanente dont la pénible gestation divisa le Haut… Lire la suiteÉcrit par : Louis DUPEUX
… *Feld-maréchal et théoricien militaire prussien, Moltke a été l'un des principaux artisans de l'unité allemande. Après avoir été instructeur dans l'armée turque, il fait une carrière d'officier d'état-major prussien et devient le chef de cet état-major en 1857. Disciple de Clausewitz, il a pour objectif la destruction totale de l'armée ennemie, l'… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN, Vadime ELISSEEFF
Dans le chapitre "L'œuvre gengiskhanide et sa légende" : … et qui a assuré la survie de leur culture à travers les siècles et la dispersion géographique. *Par une organisation militaire décimale étendue à l'ensemble de la population nomade, selon un système hérité des anciens empires des steppes, mais remodelé pour s'adapter à des conditions sociales en mutation et, surtout, à ses idées en matière de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… dans les années 1750 qu'il commence à réfléchir au dessin de nouvelles fortifications. Montalembert* considère que les forteresses ne sont rien d'autre que d'immenses batteries d'artillerie permanentes conçues pour résister aux attaques ennemies. Il simplifie donc le plan en étoile complexe de Vauban, qu'il remplace par une structure polygonale… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BERTAUD
Dans le chapitre "L'amalgame et l'encadrement" : … et officiers. Se réservant un tiers des nominations de ces cadres et toutes celles des généraux, *le gouvernement commença à placer à la tête des unités des hommes ayant quelque expérience de l'art de la guerre. Il en résulta qu'à la fin de la Convention montagnarde l'armée de la Révolution devint habile technicienne, capable d'accomplir le… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *À la fin de 1791, la France marche à la guerre, chaque parti croyant y trouver son intérêt. La Cour espère que la guerre ruinera la Révolution et rétablira le pouvoir monarchique : la guerre est le seul moyen de provoquer l'intervention des princes étrangers, et la France en pleine convulsion ne paraît pas capable de soutenir « une demi-campagne… Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC, Paul PETIT
Dans le chapitre "Le génie de la guerre : l'armée" : … *L'armée romaine a atteint un point de perfection exceptionnel : peu d'États, dans le passé de l'humanité, peuvent se vanter d'avoir disposé d'un instrument aussi efficace et aussi redoutable. Cet organe acquit assez d'importance pour jouer un rôle essentiel dans l'histoire de l'Empire, et son influence se manifesta également dans la vie matérielle… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *Un des guerriers les plus illustres du xviiie siècle, fils naturel d'Auguste II, Électeur de Saxe et roi de Pologne. Élevé dans les exercices militaires, Maurice de Saxe commence sa carrière à douze ans, au siège de Lille où il rejoint son père dans le camp des ennemis de la France. Il participe au siège de Tournai, combat à… Lire la suiteÉcrit par : Louis DUPEUX
… *Général prussien d'origine hanovrienne. Scharnhorst, longtemps professeur à l'école d'artillerie de Hanovre et auteur d'un important Manuel de l'officier, est bloqué dans son avancement du fait de ses origines roturières ; il passe alors au service de la Prusse (1796). Cultivé, porté à la spéculation intellectuelle, il organise un… Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
… *Fils d'un général prussien, Schlieffen fait des études de droit, puis entre dans l'armée et devient officier de cavalerie. À trente-quatre ans il est attaché militaire à Paris où il reste deux ans. Il participe comme officier d'état-major à la guerre de 1866 contre l'Autriche et fait la campagne de 1870-1871 à l'état-major du grand-duc de… Lire la suiteÉcrit par : Bertrand SAINT-SERNIN
Dans le chapitre "Le vocabulaire militaire" : … stratégique, qu'ils délèguent pour une mission déterminée. La stratégie, dans cet exemple, c'est la* conduite militaire d'une alliance pour une action totale : ce n'est pas une pensée ou une réflexion abstraite, mais une action que la pensée éclaire, d'où l'insistance sur les mots de pouvoir, de réalisation effective. Dès lors, on comprend la… Lire la suiteÉcrit par : Gérard CHALIAND, Pierre DABEZIES, Sylvia PREUSS-LAUSSINOTTE, Jean SERVIER
Dans le chapitre "Difficultés d'une définition juridique du terrorisme" : … une coopération policière et judiciaire dans le cadre d'enquêtes sur ces personnes et entités. *C'est à partir de cette approche nouvelle du terrorisme, amplifiée par les attentats du 11 septembre 2001, qu'a été développée aux États-Unis la doctrine de preemptive action : agir par tous moyens pour devancer une attaque imminente ; cette… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Sans doute le plus grand homme de guerre qu'ait produit la France avant Napoléon. Taciturne et souvent bourru, Turenne cachait mal, sous une apparence de froideur une chaude humanité qui le faisait adorer de ses hommes. Stoïque dans les revers comme réservé dans les victoires, ambitieux uniquement de la gloire, généreux au point de payer ses… Lire la suiteÉcrit par : Catherine BRISAC
Dans le chapitre "Vauban, ingénieur militaire" : … La modernisation des principes d'attaque fait évoluer la construction des fortifications. *Vauban estime que la place forte doit commander le terrain environnant, de façon à permettre des observations tactiques et à empêcher les tirs plongeants de l'ennemi. Il conçoit donc des ouvrages épais, renforcés par d'importants volumes de remblai… Lire la suiteÉcrit par : Thierry DEPAULIS
(les ennemis), de phalanx et même d'imperator, pour désigner le vainqueur. *Il faut attendre le xviie siècle pour voir naître d'authentiques jeux d'initiation militaire : ceux-ci sont alors destinés à l'éducation des princes pour qui l'art de la guerre est une matière comme une autre, au même titre que le… Lire la suite
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