Le litige frontalier qui oppose Djibouti à son voisin septentrional, l'Érythrée, depuis avril 2008 se poursuit durant la première partie de l'année 2010. Il a commencé avec l'invasion par l'armée érythréenne de la région djiboutienne de Ras Doumeira, près de la frontière. Le Conseil de sécurité de l'O.N.U. a finalement imposé des sanctions à l'Érythrée en décembre 2009 pour avoir refusé de retirer ses troupes. Toutefois, grâce à l'intervention du gouvernement du Qatar, avec le soutien de l'O.N.U., un accord de paix est signé en juin, et les forces érythréennes quittent Djibouti sous la surveillance d'observateurs militaires qataris.
En avril, le Parlement adopte un amendement à la Constitution qui autorise le président Ismaïl Omar Guelleh à briguer un troisième mandat. Le texte est adopté à l'unanimité, l'opposition ne siégeant plus à la Chambre depuis qu'elle a boycotté les élections de 2008.
Djibouti accepte que l'armée japonaise construise sur son territoire sa première base militaire étrangère. Cette base navale, dont le coût s'élève à 40 millions de dollars, est stratégique : elle doit permettre d'appuyer les efforts internationaux de lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden, alors que près de 90 p. 100 des exportations nippones transitent dans cette zone où les attaques sont nombreuses.
Mary EBELING
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