Localisée au fond du golfe de Gabès, Djerba (Djarba) est la plus grande île tunisienne (514 km2). Malgré la proximité du continent, auquel elle est rattachée par une digue routière, son particularisme se manifeste à la fois par la survivance de la langue berbère, par la fidélité au schisme ibādite d'une partie de la population et par le maintien d'une des plus anciennes communautés juives du Maghreb.
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Tunisie Carte politique de la Tunisie
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Les possibilités de l'agriculture sont limitées par les sols pauvres et la sécheresse (200 millimètres de pluie par an). De petites nappes d'eau exploitées par des puits permettent l'entretien de petits jardins vergers irrigués (figuiers, abricotiers, pêchers, grenadiers, vignes, légumes). Des oliviers, souvent très vieux, des palmiers, une céréaliculture extensive (blé, orge) et un petit élevage (moutons) fournissent des ressources supplémentaires. Trop nombreux (139 500 hab. en 2004, soit 270 hab. au kilomètre carré) les Djerbiens ont toujours cherché des revenus complémentaires sur le continent : achats de terres céréalières cultivées en association, moutons confiés aux pasteurs de la Djāffara. Par ailleurs, la mer leur fournit les produits de la pêche traditionnelle (shārfia), de la cueillette des éponges et des huîtres. Le remarquable essor du tourisme dans les années 1980 et 1990, favorisé par ses plages magnifiques et un aéroport international, a créé de nombreux emplois, saisonniers, et ravivé l'artisanat d'art ; celui de la poterie utilitaire se maintient à Gāḷālā. Mais l'émigration temporaire des hommes continue d'assurer aux familles d'importantes ressources.
Roger COQUE
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