2. Divorce et sciences auxiliaires du droit
• Données statistiques
Le divorce a connu une progression fulgurante et constante. Alors qu’on comptabilisait un peu plus de 30 000 divorces en 1960, et un peu plus de 55 000 en 1975, 105 813 divorces ont été prononcés en 1990, 114 005 en 2000 et 152 020 en 2005. En 2004, 134 601 jugements de divorce ont été rendus. L'indicateur conjoncturel de divortialité, qui indique le nombre de divorces dans une promotion fictive de mariages dont les taux de divorces seraient à chaque durée de mariage égaux à ceux observés l'année considérée, s'établit à 449 divorces prononcés pour 1 000 mariages célébrés. À titre de comparaison, 119 189 divorces ont été prononcés en 1995, l'indicateur conjoncturel de divortialité étant alors de 38,2 p. 100. En France métropolitaine, parmi les mariages de 1974, la proportion d'unions déjà rompues au bout de 30 ans est de 2 890 sur 10 000. 12 p. 100 des mariages de 1975 ont été suivis d'un divorce avant leur dixième anniversaire de mariage ; il en va de même de 18 p. 100 des mariages célébrés en 1995. Parmi les mariages célébrés en 2000, 10 p. 100 ont donné lieu à un divorce dans les cinq années qui ont suivi. En 2005, 155 253 divorces ont été prononcés en France dont 152 020 en métropole, soit une hausse de 15,3 p. 100 par rapport à 2004. Cette hausse exceptionnelle s'explique par la mise en œuvre de la nouvelle procédure de divorce en janvier 2005. L'indicateur conjoncturel de divortialité s'établit à 522 divorces pour 1 000 mariages. Le taux de divorce est maximal pour les mariages ayant duré quatre ans, avec 34 divorces pour 1 000 mariages.
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