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DIVERTISSEMENT, spectacle

Molière l'a constaté : rien n'est plus difficile que de faire « rire les honnêtes gens ». Une longue tradition comique et poétique a donné ses lettres de noblesse théâtrale au spectacle de divertissement : la farce et les tréteaux à la fin du Moyen Âge, la comédie à l'italienne au xviie siècle, la pantomime et le mélodrame au xixe. Avant d'être spectacle, le divertissement est fête. Il entretient certains liens avec différents facteurs de la vie collective, mais il n'est pas fonction des événements. Un divertissement est une parenthèse, souvent à l'intérieur d'un spectacle, ou bien à l'intérieur d'un ensemble de manifestations sociales. Il évoque la participation d'une assistance où tous sont à la fois acteurs et spectateurs. Les masques et déguisements y ont leur part dans un décor qui, s'il évoque le théâtre, évoque aussi l'ambiguïté et la multiplicité des significations. Le spectacle illustre la fête, met en scène la fête pour mieux la saisir. Le divertissement transforme un espace, multiplie le temps imaginaire, métamorphose les lieux et les êtres. C'est une expression de joie, un surenchérissement de l'existence. La comédie corrige le […]

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« DIVERTISSEMENT, spectacle » est également traité dans :

BOULEVARD THÉÂTRE DE

Auteur :  Daniel ZERKI

Dans le chapitre "L'âge mûr (1850-1914)" : …  qu'elle a créées. Au Boulevard, tout le reste : c'est-à-dire la plus grande partie du théâtre de *divertissement (qui garantit les bonnes recettes) et bon nombre d'auteurs sérieux qui ne sont pas joués au Français. On y crée ou on y joue avec succès, de 1850 à 1914, Labiche, Dumas fils, Émile Augier, Meilhac et Halévy, Victorien Sardou, Porto-… Lire la suite
COMEDIA, Espagne

Auteur :  Charles Vincent AUBRUN

Dans le chapitre "Caractéristiques du genre" : …  l'imitation de Plaute ou de Sénèque ; et enfin une farce populaire donnant dans la caricature et le *divertissement dansé rustique. Lope vint, qui avait essayé sa plume dans quelques-unes de ces formes. En 1607, il lit dans une académie de Madrid – un salon littéraire – son Art nouveau pour faire les comédiesoù, sur le ton de la… Lire la suite
COMÉDIE-BALLET

Auteur :  Philippe BEAUSSANT

*L'histoire de la comédie-ballet est fort courte : onze ans à peine, 1661-1672. Elle naît, en apparence, par hasard : lors de la fête de Vaux donnée par Fouquet (août 1661), afin de donner aux danseurs le temps de se changer entre les « entrées » du ballet, on intercale celle-ci entre les scènes d'une comédie. Cela s'était fait déjà : mais la… Lire la suite
MOLIÈRE (1622-1673)

Auteurs :  Antoine ADAMAlfred SIMON

Dans le chapitre "La création littéraire" : …  verve, c'est le jaillissement des formules drôles. Le public parisien y trouva un très vif plaisir. *D'autre part, Molière prit l'habitude de donner en fin de séance, de « petits divertissements ». Deux seulement ont été conservés : La Jalousie du Barbouilléet Le Médecin volant. Ils permettent de comprendre combien le comique,… Lire la suite
PROVERBE DRAMATIQUE

Auteur :  Hélène LACAS

*Plutôt qu'un genre littéraire, le proverbe est, à l'origine, un divertissement de salon dont la naissance a été favorisée par la brillante vie mondaine de la fin du règne de Louis XIII. C'est « une scène en plusieurs scènes qu'on écrivait ou que souvent on improvisait entre soi sur un simple canevas et qui renfermait un petit secret [...]. Le… Lire la suite

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