1. Auteur
De 1762 à 1774, Mozart voyage en Europe, où il s'imprègne des différents styles musicaux. De 1775 à 1780, il affirme sa personnalité et écrit les œuvres qui vont asseoir sa notoriété ; il vit alors principalement à Salzbourg. Les années 1781 à 1788 sont les plus fécondes : il est alors stimulé par la vie musicale et intellectuelle de Vienne, où il réside. De 1789 à 1791, il approfondit le langage qu'il s'est forgé dans ses premières années viennoises ; son écriture devient visionnaire, ses compositions ouvrent la voie vers un style nouveau, qui annonce Beethoven et les musiques du XIXe siècle.
2. Genre - Divertimento
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, des compositeurs rattachés à l'école de Mannheim - Franz Asplmayr (1728-1786) et Karl Stamitz (1745-1801), notamment - commencent à écrire des pièces de musique de chambre sans instrument à clavier, qui prennent le nom de divertimento («divertissement»). Ce genre combine des aspects de la suite et de la symphonie. Avec ses «cousins» proches - sérénade, nocturne et cassation, composés également pour des ensembles instrumentaux réduits -, il joue un rôle important dans l'éclosion des genres de chambre : trio, quatuor, quintette, octuor...
3. Forme
Le divertimento comporte de 3 à 12 mouvements. Sa forme est libre et on en trouve pour les cordes, pour les vents ou pour les deux à la fois. Une des formations les plus courantes est le trio (deux violons et une basse, par exemple un violoncelle), illustré notamment par le jeune Haydn. L'adjonction d'un alto transforme le divertimento en un quatuor à cordes. Haydn a composé 66 divertimentos, Mozart 21. Après une éclipse, le divertimento renaît au XXe siècle, avec Bartók (Divertimento, pour orchestre à cordes, 1939), Arthur Vincent Lourié (Divertimento, pour violons et altos, 1943), Lennox Berkeley (Divertimento, 1943), Werner Egk (Divertimento, pour cordes, 1953)...
4. Esthéti […]
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