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DIT, genre littéraire

Le dit est-il un genre littéraire au Moyen Âge ? Le mot intervient dans le titre de nombreux poèmes dont il présente pour ainsi dire le thème, surtout lorsqu'il s'agit d'une sorte de parabole ou d'allégorie : Dit de la lampe, Dit de l'unicorne et du serpent, Dit de la panthère d'amour, Dit du vergier, Dit du lion, Dit de la fontaine amoureuse. Les textes ainsi intitulés sont très divers ; encore proches des lais et fabliaux au début du xiiie siècle, ils prennent au siècle suivant l'allure de poèmes à la fois lyriques et narratifs. À ces deux caractères se combinent une allégorie, un dialogue, ou un débat amoureux ou moral : formule complexe qui permet bien des variantes. La prétention à raconter la vérité sous le couvert d'une figure poétique aboutit au Voir dit de Guillaume de Machaut, sorte de chronique rimée d'une aventure amoureuse vécue par le poète. Si l'on cherche la constante sémantique du terme « dit », on peut remarquer qu'il s'oppose parfois au mot « chant ». Il s'agit donc d'une poésie faite pour être lue ou récitée, mais non chantée (on pense à l'opposition decires-cantigas d […]

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Autres références

« DIT, genre littéraire » est également traité dans :

LAI

Auteur :  Daniel POIRION

*Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xiie siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La poésie lyrique

Auteur :  Daniel POIRION

Dans le chapitre "Chroniques, satires et ballades" : …  Encore musical chez Machaut, le lyrisme devient romanesque avec Froissart, le chroniqueur, *qui rima des ditset de courts poèmes pour les cours d'Angleterre et du nord de la France. Le plus souvent, la convention courtoise l'amène à présenter l'amour de très jeunes gens, qu'il fait s'exprimer avec une grâce un peu mignarde.… Lire la suite
ŒUVRES POÉTIQUES, Christine de Pizan

Auteur :  Emmanuèle BAUMGARTNER

Dans le chapitre "Défense de l'amour" : …  L'Epistre au Dieu d'amours (1399), en vers octosyllabiques, est consacrée comme *Le Dit de la Rose (1401) à la défense des femmes, défense que poursuivra Christine lors du débat sur leRoman de la Rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meun. D'autres « débats » (Le Débat de deux amans), « jugements » ( Lire la suite
ROMAN DE LA ROSE (G. de Lorris et J. de Meun)

Auteur :  Emmanuèle BAUMGARTNER

Dans le chapitre "Dits et contredits" : …  de la fin'amor, Jean de Meun tend au rêveur et aux lecteurs un « miroir aux amoureux ». *Le roman devient une suite de « dits », prononcés par des allégories qui toutes questionnent la nature de l'amour. Raison propose au rêveur l'amour de la raison. Ami laisse parler, pour mieux le contredire, un affreux mari jaloux et misogyne. La Rose… Lire la suite
RUTEBEUF (1230?-? 1280)

Auteur :  Daniel POIRION

Dans le chapitre "Système de la satire" : …  jouent un grand rôle dans l'effet poétique (notez ce moi-oiseau et osier). *Au début il y a la verve, cette ivresse verbale dont le Dit de l'Herberie nous donne l'exemple, en petite vélocité. L'art du jongleur, proche du bateleur, est celui du monologue et même du dialogue pour une seule voix. La satire doit… Lire la suite

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