2. Figures à bords arrondis
Le thème du découpage des figures à bords arrondis et celui des polyèdres vont retenir notre attention, car ils montrent que les mathématiques du découpage sont liées à des questions profondes conduisant bien au-delà des énigmes récréatives.
On considère donc non plus des polygones mais des figures ayant les bords curvilignes (le plus souvent ce sont des arcs de cercle). Les choses se compliquent (fig. 4 et 5), car le théorème de Lowry-Wallace-Bolyai-Gerwein ne s'applique plus pour assurer qu'au moins un découpage est possible lorsque les aires sont égales.
L'idée des dissections était l'une des méthodes utilisées par les Grecs pour « quarrer » des surfaces à bords curvilignes. « Quarrer » veut dire calculer l'aire en ramenant la figure initiale à celle d'un carré. Les figures aux bords curvilignes sont appelées lunules, et les Grecs avaient perçu la difficulté de ces découpages, certains paraissant même impossibles.
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