3. La forme des actes
L'étude de la forme des actes est indispensable pour en opérer la critique diplomatique. Il convient à propos de chaque acte d'examiner les caractères qui lui sont propres : caractères externes ou matériels, qui ne peuvent être observés que sur l'original ou son exacte reproduction, et caractères internes, inhérents à l'acte et qui en sont inséparables quel qu'en soit le mode de tradition.
• Caractères externes
Il s'agit avant tout du support de l'acte ou matière subjective : ce fut successivement, au cours du Moyen Âge, le papyrus, puis le parchemin, enfin le papier, et exceptionnellement les tablettes de bois et de cire, héritées de l'Antiquité, les écorces de bouleau utilisées dans les pays slaves, les plaques de pierre et de métal, cuivre ou plomb. La qualité de ce support, son format, la présentation matérielle du texte, l'encre, les éléments figurés éventuels, l'écriture, les abréviations, la ponctuation doivent faire l'objet d'une observation attentive, de même que les marques de validation et surtout le sceau. Ce dernier constitue, en effet, durant presque tout le Moyen Âge et une partie des Temps modernes, la manifestation essentielle de l'authenticité de l'acte : son mode d'apposition (pendant ou plaqué), la nature et la couleur de ses attaches (soie, chanvre, lacet de cuir, etc.), son type, sa légende, le contre-sceau aussi doivent être soumis à un examen, inséparable de l'étude systématique de toute chancellerie.
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