4. Épidémiologie et prophylaxie
La transmission interhumaine de la diphtérie est possible, directement ou indirectement, à partir de malades atteints de formes typiques (angine pseudo-membraneuse ou croup, contagieuse par le souffle, la toux, l'éternuement), surtout à partir de formes frustes ou inapparentes et, plus encore, à partir de porteurs convalescents ou sains (ces derniers étant les plus dangereux parce que ignorés). La vitalité du bacille explique la possibilité d'une contagion indirecte par les objets ou les locaux contaminés. Parmi les trois variétés de C. diphteriae (gravis, mitis, et intermedius), la première est la cause la plus fréquente d'épidémies extensives.
La réaction de Schick (injection intradermique de toxine stabilisée) permet de déterminer la réceptivité des sujets à la diphtérie. Elle est positive chez les sujets réceptifs et négative chez les sujets immuns. Traitée par le formol et la chaleur, la toxine diphtérique perd tout pouvoir pathogène, mais conserve son pouvoir antigénique : c'est l'anatoxine ou vaccin antidiphtérique. Il faut trois injections espacées de deux à quatre semaines, suivies de rappels l'année suivante, puis tous les cinq ans. Cette vaccination, remarquablement efficace, a considérablement réduit morbidité et mortalité par diphtérie, et son plus large emploi permettrait la disparition de cette maladie.
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