On rattache traditionnellement le poète florentin au dolce stil novo dont il reprend en effet les thèmes (la doctrine d'amour) et le langage poétique (fidèle à la dictée de l'amour) dans ses vingt-deux compositions. Le processus de l'amour demeure conventionnel : ce dernier apparaît avec la dame qui blesse le poète, lui apporte d'abord la douceur (comme chez Guinizelli), mais surtout la souffrance. Frescobaldi s'efforce d'entrer en communication avec sa dame mais il ne subit que des échecs. Le désir de mort (que l'on rencontre chez Cavalcanti) se transforme en une obsession qu'il traduit parfois avec beaucoup d'efficacité grâce à son intensité dramatique, à sa précision psychologique et à son ampleur.
Claude MINOT
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