Le mot dinanderie vient du nom de la ville de Dinant en Belgique qui fut, avec Liège, Namur, Huy et l'ensemble de la vallée de la Meuse au Moyen Âge un centre florissant du travail du cuivre et du laiton. La dinanderie désignait alors la fonte du laiton alors qu'aujourd'hui ce mot désigne l'art de battre le métal, essentiellement le cuivre mais aussi l'étain, le maillechort, le laiton et de lui donner forme au marteau. Dans son acception actuelle, la dinanderie fait intervenir deux notions : la technique de fabrication (le montage au marteau) et les matériaux employés. Jusqu'au ixe siècle, le travail du cuivre répondait essentiellement à des besoins utilitaires ; il fallait fabriquer des chaudrons et des ustensiles de cuisine. À partir du xe siècle, il s'étend à la production d'œuvres d'art, surtout d'art religieux. L'œuvre de dinanderie la plus célèbre du xiie siècle est conservée aujourd'hui dans l'église Saint-Barthélemy à Liège, il s'agit des fonts baptismaux exécutés vers 1110, par Renier de Huy pour l'église Notre-Dame-aux-Fonts. La dinanderie va alors connaître une prospérité grandissante et les « batteurs » de D […]
