Lorsqu'il succède à son père, Ivan II (mort en 1359), comme prince de Moscou, le jeune Dimitri se trouve sous la tutelle politique du métropolite Alexis (mort en 1378). Celui-ci lui obtient, par ses démarches à la Horde d'Or, le titre de grand-prince de Vladimir (1362), ravi depuis 1359 par le prince de Souzdal-Nijni-Novgorod.
Devenu majeur, Dimitri, poursuivant la politique de ses prédécesseurs, cherche à étendre son autorité directe sur de nouveaux territoires ; c'est à lui que l'on peut attribuer l'acquisition d'importants territoires sur la rive gauche de la Volga, avec les villes de Kostroma, de Galitch, d'Ouglitch, et autour du lac Blanc (Beloozero), auxquels s'ajoutent, plus près de Moscou, Dmitrov et Starodoub, ainsi que, au sud, Medyn et Kalouga.
Suivant toujours la ligne politique de ses prédécesseurs, Dimitri défend la frontière occidentale de ses États face à la principauté rivale de Tver soutenue par la Lituanie : après avoir repoussé les troupes du grand-prince Olgerd en 1372, il parvient à faire capituler, en 1375, le grand-prince de Tver qui reconnaît la suprématie de Moscou. Cette suprématie du grand-prince de Moscou-Vladimir s'étend, à divers degrés […]
