Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Mircea ELIADE
On appelle dieux et déesses les êtres surnaturels qui jouent un rôle central dans les religions des peuples dits « primitifs » et dans les religions polythéistes de l'Antiquité (Proche-Orient antique, Grèce, Rome), de l'Asie et de l'Amérique centrale. À côté des dieux et déesses, il existe d'autres figures religieuses, qui parfois jouissent d'un… Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
… de Nointel, seules les figures d'angle permettent de se faire une idée des compositions de Phidias. *Au fronton est, mieux connu, les dieux sont rassemblés sur l'Olympe ; c'est l'aube : le quadrige de la Lune s'enfonce dans l'Océan à droite, tandis qu'à gauche émerge celui du Soleil. Athéna vient de surgir du crâne de Zeus, tout armée ; la nouvelle… Lire la suiteÉcrit par : Marc PIAULT
Dans le chapitre "Des dieux et divinités et des ancêtres" : … y réfèrent dans les mythes d'origine, ils ne s'adressent pratiquement jamais à lui. Chez les Dogon,* le dieu créateur, Amma, est relativement présent, ses autels sont dans chaque famille et des sacrifices lui sont offerts ; pourtant les cultes principaux sont rendus aux ancêtres mythiques et au Nommo, créateur pratique du monde par la révélation… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE, Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "La théorie de Tylor" : … etc. C'est le commencement du polythéisme des peuples « semi-civilisés », avec leurs *dieux du ciel, de l'atmosphère, du vent, de l'eau, etc. Une autre ligne de développement aurait produit les divinités qui protègent les différentes phases et fonctions de la vie humaine : divinités de la naissance, du mariage, de la mort, de l'… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Dieu chacal, Anubis fut particulièrement adoré dans le dix-septième nome de la Haute-Égypte, nome sur lequel on a conservé un intéressant document de topographie religieuse, le papyrus Jumilhac. Anubis, fils d'Isis et d'Osiris, était le dieu du désert et de la nécropole ; il introduisait les morts dans l'autre monde et veillait sur les tombes.… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
… *Expression la plus haute et la plus achevée de ce que fut le génie grec, Apollon apparaît, avant même la période classique, comme un dieu proprement hellène. En lui, toute trace d'une origine asiatique, si sensible chez d'autres divinités, Dionysos notamment, a été estompée, et ce dès avant les poèmes homériques qui recueillent et délivrent une… Lire la suiteÉcrit par : René LARGEMENT
Dans le chapitre "La religion cyclique" : … Les Assyro-Babyloniens rencontrent leurs *dieux à la limite de leurs possibilités d'action sur les éléments naturels : divinités astrales : Anu et Antu (divinités du ciel), Shamash et Sîn (dieu solaire et lunaire), Ishtar (déesse vénusienne) ; dieux de l'atmosphère : Enlil et Adad ; dieux de la terre et des eaux : Enki-Ea, Tammuz. Ils leur… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT, Pierre-Sylvain FILLIOZAT
Dans le chapitre "L'état des choses" : … mais de caractère ambivalent, tantôt bons, tantôt mauvais), mondes des dieux et monde des hommes. *Les dieux sont en grande partie hérités du brahmanisme. Au-dessus de toutes les sortes de génies, des trente-trois dieux, des Yama, des Tuṣita chez lesquels le Buddha a passé son avant-dernière existence, des Nirmāṇarati qui habitent le domaine des… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie BLONDEAU
Dans le chapitre "Croyances et pratiques populaires" : … revenants » ('dre), dont il existe de nombreuses catégories ; multitude et importance des *dieux du sol, et survivance du culte voué aux divinités-montagnes ; divinités personnelles résidant sur les diverses parties du corps, dieux de la maison – protecteur de la lignée mâle (pho-lha), auquel les hommes rendent un culte quotidien… Lire la suiteÉcrit par : Alain DUVAL
… *Le dieu de Bouray fut retiré de la Juine, près de La Ferté-Alais (Essonne) en 1845, lors d'un dragage. C'est une statue en tôle de bronze, haute de 42 centimètres, se trouvant maintenant au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye. Elle représente un homme nu, imberbe, assis les jambes repliées, dans la pose dite bouddhique… Lire la suiteÉcrit par : Christian-J. GUYONVARC'H, Pierre-Yves LAMBERT, Stéphane VERGER
Dans le chapitre "Les dieux" : … Les* dieux de la Gaule sont définis avec précision par César dans un court passage du De bello gallico (vi, 17). S'adressant à un public romain, César, en se servant de théonymes romains, indique les fonctions et les champs d'activité théologiques des divinités gauloises : « Ils honorent Mercure comme le plus grand dieu.… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "Verticalité et transcendance" : … de gravitation » qui nous donnent la verticalité comme posture privilégiée et la vision. Les* divinités célestielles ont généralement pour attribut essentiel la clairvoyance ; Ahura Mazda, le Ciel des Iraniens, est « Celui qui voit le mieux, Celui qui connaît, Celui qui espionne » (Yasht, I, 12-13). Il ne dort jamais, et aucun… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *La notion de démiurge revient à penser la réalité comme une création, puis de réduire celle-ci à une fabrication. L'histoire des civilisations et la continuité des traditions culturelles montrent que le thème du démiurge est largement réparti et singulièrement constant au cours de l'histoire humaine. Comment expliquer cette insistance et cette… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre "La démonologie de la civilisation pastorale" : … Dans une civilisation pastorale,* la divinité qui accepte les offrandes et les hommages des fidèles doit, en échange de ces sacrifices, accorder les dons par excellence, ceux qui assurent la nourriture et la vie : la pluie, la fertilité du sol et la fécondité des troupeaux. Sur le plus ancien vase rituel découvert dans l'Orient mésopotamien, à Warka… Lire la suiteÉcrit par : Simone PÉTREMENT
Dans le chapitre "Religions antiques" : … *On a souvent tenu pour dualiste la religion de l'Égypte ancienne. En effet, dans la religion solaire de l'Égypte, Rê, le soleil, principe de vie et de vérité, a pour adversaire perpétuel Apophis, le gigantesque serpent de l'ombre. Dans le mythe d'Osiris, Seth, dieu malfaisant, tue Osiris et s'oppose ensuite à Isis et à Horus. Cependant Rê, ou un… Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
… des traits caractéristiques de la religion égyptienne est son aspect « local » : il y a autant de *dieux principaux que de provinces, ou nomes. Il y a donc quarante-deux dieux principaux, accompagnés de leur « parèdre », épouse ou époux, et d'un dieu enfant, soit cent vingt-six divinités au moins pour l'ensemble des provinces, auxquelles il faut… Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY, Universalis
Dans le chapitre "Une purification de l'idée de Dieu" : … qu'il prit conscience des difficultés contenues dans la conception homérique et hésiodique des *dieux. Ses critiques peuvent se rassembler sous trois chefs : pluralité, anthropomorphisme et immoralité. Homère et Hésiode, dit-il, ont décrit les dieux sous les traits de tout ce qui est honte et mérite blâme chez les hommes ; ils commettent toutes… Lire la suiteÉcrit par : Graziano ARRIGHETTI
Dans le chapitre "L'épicurisme" : … et qui, identiques au nôtre ou dissemblables, sont pourtant tous destinés à se désagréger. Les *dieux sont eux aussi des agrégats, à cette seule différence près qu'ils appartiennent à une catégorie spéciale, unique, puisque leur béatitude même suppose des qualités particulières : ils ne doivent pas être menacés de destruction et existent donc… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline de ROMILLY
Dans le chapitre "Les dieux" : … *Même si l'on considère la tragédie des Perses, qui est sans doute la plus proche de la réalité vécue, cette présence divine est essentielle. Le véritable auteur de la défaite perse est en effet un dieu : chacun le sait, chacun le dit. Et ce dieu ne peut que punir quelque faute passée. C'est bien pourquoi le chœur, dès le début, s'inquiète… Lire la suiteÉcrit par : Édouard DELEBECQUE
Dans le chapitre "La souffrance, les hommes et les dieux" : … cheminer vers un mysticisme qui lui permet d'entrevoir, avec Théonoé, l'immortalité de l'âme. *Les dieux tolèrent le mal. Il se révolte contre leurs iniquités. Mais c'est pour leur crier sa confiance, car il n'est pas concevable qu'ils méconnaissent la compassion. Malgré leurs écarts, ils sont soumis à Zeus qui, quel que soit le nom qu'on lui… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul DEMOULE, Jean-Jacques HATT
Dans le chapitre "La religion des Gaulois" : … mère, figurée tantôt seule, tantôt accompagnée d'un dieu, tantôt associée à une ou deux autres *déesses. Sur le chariot votif de Strettweg (Carinthie), cette divinité, représentée nue, porte sur la tête une sorte de coupe à libations et domine de toute sa taille un groupe de guerriers également nus, cavaliers et fantassins, amenant avec eux des… Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "La période néolithique et le Bronze ancien" : … déjà être des sanctuaires – sont des idoles, très généralement féminines, qui représentent des *déesses au corps puissant, ramenant souvent les bras sur leur poitrine. Ces « Vénus néolithiques », prenant la succession des « Vénus stéatopyges » (aux fesses grasses) de l'époque paléolithique, incarnent les énergies vitales de l'univers ; elles… Lire la suiteÉcrit par : François LISSARRAGUE
Dans le chapitre "Les dieux et les morts" : … *À la diversité du vocabulaire correspond la variété des objets figuratifs en rapport avec le divin. Parmi les représentations divines, il faut distinguer la statue de culte des autres offrandes consacrées aux dieux. La statue cultuelle est le plus souvent abritée en un temple ; le terme hedos, temple, siège ou demeure, s'applique parfois à… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain MATTON
Dans le chapitre "De Thot à Hermès Trismégiste" : … Le dieu égyptien Thot (dhwti) était primitivement un* dieu local du Delta. Son culte se développa particulièrement à Shmum ou Chnumu (aujourd'hui Achmunein), ville de Moyenne-Égypte que les Grecs appelèrent Hermopolis (« ville d'Hermès »). L'ibis incarnait sa forme immatérielle, mais aussi le babouin, adoré à Shmum avant sa venue. Thot… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
… *Le dieu d'Israël est un dieu mâle. (Il est pensé comme père.) Mais il n'a pas de déesse parèdre. Et, paternité mise à part, il est sans attributs sexuels. Les paganismes sont moins réservés. La sacralisation du sexe y joue un rôle important. Les divinités ont elles-mêmes une vie conjugale, familiale et sentimentale (parfois orageuse). Les mariages… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER, Gabriel GERMAIN, Michel WORONOFF
Dans le chapitre "Les dieux parmi les hommes" : … *Les dieux prennent une part active à la guerre de Troie. Ils descendent à l'occasion dans la bataille. Parfois même, puisqu'ils ont des préférences contraires, ils s'affrontent. Quand Athéna monte sur le char de Diomède, ce n'est pas, comme Krishna dans la Bhagavad-Gītā, pour lui donner un enseignement spirituel, mais bien pour tenir avec… Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Dans le chapitre "Une synthèse magistrale" : … encore de la légende scythique des trois fils de Targitaos et du récit grec du jugement de Pâris. *Le chapitre ii s'attache aux théologies triparties, en montrant l'existence et la formation d'un « regroupement central de divinités solidaires, qui se définissent les unes par les autres et se répartissent les provinces du sacré » selon l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Dans le chapitre "Un immense poème épique" : … héros faisant montre d'une grande éloquence, déployée notamment lors des assemblées de combattants. *Mais les paroles des hommes s'avèrent de peu de poids face à la toute-puissance divine. Les dieux, en effet, interviennent presque constamment dans L'Iliade, se mêlent aux soldats, dissimulent leur favori aux yeux des adversaires,… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Thérèse de MALLMANN, Rita RÉGNIER
Dans le chapitre "Quelques traits propres à l'esthétique indienne" : … ensemble de conceptions a dû favoriser ce triomphe du nu. Un culte de la fécondité, centré sur une *Déesse Mère, est attesté dès la période protohistorique au nord-ouest du subcontinent de même que dans le Proche-Orient ancien. Quantité de statuettes féminines découvertes au Béloutchistan et dans le bassin de l'Indus en font foi. Ce culte devait… Lire la suiteÉcrit par : Daniel ARNAUD
… *Ishtar est la personnalité féminine la plus importante du panthéon assyro-babylonien, sinon dans les hiérarchies syncrétiques artificiellement dressées par les scribes, du moins dans la réalité des pratiques et de la sensibilité religieuses des Mésopotamiens : c'est qu'elle est à la fois l'amante passionnée ou consolatrice et la guerrière qui se… Lire la suiteÉcrit par : Paul AKAMATSU, Vadime ELISSEEFF, Valérie NIQUET
… dieux, de surhommes et de héros que ceux de la mythologie grecque, quelque mille ans auparavant. Les* déesses et les dieux japonais aux nombreuses vertus sont créateurs de glèbe et de prospérité, mais aussi querelleurs, jaloux ou rancuniers, ils suscitent quelques guerres ; ils naissent, ils meurent, ils boudent aussi ou bien encore se chagrinent de… Lire la suiteÉcrit par : François BERTHIER, François CHASLIN, Nicolas FIÉVÉ, Chantal KOZYREFF, Hervé LE GOFF, Françoise LEVAILLANT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Madeleine PAUL-DAVID, Universalis
Dans le chapitre "L'âge d'or" : … qui, grâce à la beauté des visages juvéniles et à son équilibre d'ensemble, demeure harmonieuse. *Au Kaidanin (Tōdaiji) se trouve un groupe de « Rois célestes », protecteurs du monde bouddhique, qui veillent aux points cardinaux. C'est dans l'argile que furent façonnées ces images qui datent à peu près du milieu du viiie … Lire la suiteÉcrit par : Charles MALAMOUD
Dans le chapitre "Mythologie" : … à la mort, a parfois quelque consistance), Kāma est véritablement, dans la mythologie hindoue, *une personne divine. Le thème principal, et quasi unique, de la mythologie de Kāma est l'événement qui a valu à ce dieu des corps le nom de « Sans corps », Anaṅga. Si l'on essaie de coordonner les différentes versions que donnent de l'affaire le … Lire la suiteÉcrit par : Georges BALANDIER
Dans le chapitre "Les dieux" : … Le système religieux des Kongo est pluraliste, et il l'est demeuré même après la christianisation.* La divinité suprême (Nzambi ampungu), jamais matérialisée et inaccessible, ne peut recevoir aucun culte, bien qu'elle soit à l'origine de toute chose et impose les châtiments les plus graves, devant lesquels l'homme se découvre sans recours… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Dans le chapitre "Un univers sans dieux" : … *La lettre à Pythoclès, dont l'authenticité a parfois été contestée, est une application de la physique aux « météores » (foudre, cyclones, tremblements de terre, vent, pluie, arcs-en-ciel...), c'est-à-dire à tous les phénomènes qui nous étonnent et qui donnent lieu à des superstitions pourvoyeuses d'insécurité et de craintes infondées. C'est par… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOTTERO, Jean-Jacques GLASSNER
Dans le chapitre "Le culte officiel" : … de leurs sujets. Dans cette religion anthropomorphiste, tous ces services étaient d'ordre matériel :* on devait représenter les dieux et les loger, les meubler et les fournir de biens d'usage et de luxe, les vêtir, les nourrir, les promener et assurer leur vie de famille, tout comme ces êtres de chair et d'os qu'étaient les rois. On leur bâtissait… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *L'imaginaire de la métamorphose recouvre tous les aspects de la connaissance symbolique : les mythologies, les récits sacrés, les cultes à mystères, les contes et légendes, les folklores, les rêves, les fantasmes, les inventions littéraires, etc. La métamorphose est la voie privilégiée des théophanies. Les dieux ou déesses se métamorphosent et… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "Le passage du nom divin aux concepts couplés" : … oubliée y prennent sens, rien que par leur rang dans les catalogues ou les généalogies. *Lue ainsi, la cosmogonie dans la théogonie d'Hésiode pose à l'origine trois principes, décomposables en deux opposés irréductibles – la Terre et le Chaos – et un principe d'union nommé l'Amour. Du Chaos irréconciliable provient une Mère noire, destinée à… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "L'intention signifiante du mythe" : … la fonction d'instauration peut être assumée par des êtres surnaturels de nature très diverse : *dieux, messagers, héros, etc. ; dans le schéma de l'histoire des commencements, leurs « figures » sont une fonction seconde par rapport à la fonction d'instauration ; ce sont les dramatis personae ; aussi bien y sont-ils appréhendés pour ce… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOTTERO, Yvan KOENIG, Dimitri MEEKS, Universalis
Dans le chapitre "Le panthéon, la hiérarchie des dieux et les « démons »" : … raison de son existence et de son fonctionnement, avait requis la présence d'un agent surnaturel. *Ils avaient ainsi une divinité pour présider à la partie supérieure de la sphère de l'univers, le ciel (An) ; une autre pour la partie inférieure, l'« enfer » (Ki) ; une autre pour l'entre-deux (Enlil : « Seigneur-Air ») ;… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Pierre-Yves LAMBERT, Universalis
Dans le chapitre "Lectures syncrétistes romaines" : … interpretatio romana, dont parle Tacite dans la Germanie, consistait à identifier les *dieux indigènes avec les dieux romains. Ce phénomène est déjà mis en œuvre dans la célèbre description de César : « En tête des dieux, ils honorent Mercure ; ses représentations sont les plus nombreuses ; ils le tiennent pour l'inventeur de tous les… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Le principal dieu ase de la mythologie scandinave s'appelle Odin et il est bien attesté également (Wotan) dans tout le domaine germanique continental et anglo-saxon (Woden). Il a donné son nom au mercredi (island., ódinsdagr ; vha., Wuotanesdac ; angl., wednesday ; suéd., onsdag), ce qui justifie l'identification… Lire la suiteÉcrit par : Laïla NEHMÉ
Dans le chapitre "Les dieux et leurs représentations" : … *Les Nabatéens honoraient plusieurs divinités, certaines appartenant au fonds arabe et d'autres au domaine syrien. Parmi les premières figurent Dūsharā, dieu masculin le plus souvent invoqué, dont le nom signifie sans doute « celui du Sharā », al-Kutbā, le dieu de l'écriture et de la divination, al-'Uzzā, « la très forte », Allāt, « la déesse », et… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
Dans le chapitre "Les structures élémentaires des panthéons" : … autels conjoints ou l'épiphanie hiérarchisée de puissances rassemblées par une occasion fugitive.* Il s'ensuit que la définition d'un dieu dans les systèmes où il y en a plusieurs, et parfois des centaines, est nécessairement différentielle et classificatoire. Un dieu ne saurait se définir en termes statiques, mais à travers l'ensemble des… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *De quetzalli (plume précieuse) et cóatl (serpent), Quetzalcóatl désigne le Serpent à plumes, l'une des principales divinités du panthéon de l'ancien Mexique. On en trouve des représentations dès la civilisation de Teotihuacán (iiie-viiie s.) du plateau central. À cette époque, il semble que… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRIMAL
Dans le chapitre "Les divinités" : … les animaux, les hommes, les plantes, mais avec un degré éminent de puissance et de perfection. *La liste des divinités romaines est très longue et complexe. On y trouve des personnalités fortes, bien définies, qui correspondent généralement aux douze grands dieux du panthéon grec : ainsi Jupiter, roi et père des dieux, maître de la foudre, de… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GROS, John SCHEID
Dans le chapitre "Rites de fondation" : … il est soumis. En effet, un sanctuaire n'est pas élevé n'importe où. Comme les habitants de Rome, *les dieux romains ne sont pas tout à fait égaux entre eux. Sans même parler de ceux qui, du haut du Capitole, gèrent et protègent la destinée du peuple romain, il y a les divinités considérées comme romaines « depuis toujours » (Jupiter, Junon,… Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Dans le chapitre "Le shintō archaïque" : … origines du Japon), compilé en 712, qui était ainsi promu au rang de « Bible du shintō ». *Le premier livre du Kojiki est en effet une « Genèse » du pays et de ses dieux, dont la généalogie, sur laquelle se tisse une cosmogonie complète, est établie avec précision depuis les dieux primordiaux jusqu'aux ancêtres immédiats de la… Lire la suiteÉcrit par : Denise EECKAUTE, Paul GARDE, Michel KAZANSKI
Dans le chapitre "La civilisation des anciens Slaves" : … quatre visages ; Mokoš, personnifiant la pluie, la terre humide et héritière à la fois de Gê, la *déesse mère des Grecs et de la Grande Déesse scythe, ainsi que des êtres mythiques tel l'oiseau-chien Simargl emprunté au bestiaire iranien. Ils semblent avoir conçu l'idée d'un dieu suprême, dominant tous les autres dieux et maître de la terre… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline de ROMILLY
Dans le chapitre "Respect des dieux" : … Sophocle, la destruction d'Œdipe porte sans doute témoignage de la faiblesse humaine en face des *dieux ; mais elle ne constitue pas pour autant un réquisitoire à l'égard de ces dieux. D'abord, il ne faut pas oublier qu'après Œdipe roi, tout à la fin de sa vie, Sophocle a écrit Œdipe à Colone, une tragédie qui fut jouée après sa… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Statut métaphysique de la souffrance" : … se fait « tragédie » autour du héros qui, inspirant la crainte, croit vaincre la souffrance. Mais,* « autour du demi-dieu, continue-t-il, tout se fait jeu satyrique ; autour du Dieu tout se fait – comment dire ? – peut-être monde ». Trois types de comportement face à la souffrance nous semblent par là indiqués. Le héros, victime potentielle,… Lire la suiteÉcrit par : André PARROT
Dans le chapitre "Religion" : … roi de Babylone, au sommet de son code, apparaît seul devant Shamash : roi et dieu, face à face. *Le monde mésopotamien et plus spécialement sumérien est abondamment pourvu de divinités chargées de présider à la bonne marche du cosmos. Polythéisme avec une hiérarchie soigneusement établie et généralement respectée, tant que des bouleversements… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "Multiplicité des polarités symboliques" : … l'action spécifique du mammifère terrestre, caractérisent de leurs innombrables facettes symboliqu*es toutes les divinités qui représentent la terre. La grande déesse terrienne d'Éleusis est Déméter, la Terre Mère, la terre fertile de l'agriculture, la terre cultivée, qui est aussi la terre où le grain meurt, pour renaître, et dont la fille… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Dieu de la Grande Ourse et du ciel nocturne, d'abord divinité toltèque, Tezcatlipoca est aussi l'une des divinités essentielles du panthéon aztèque. Son culte fut introduit au Mexique central, vers la fin du xe siècle, par les Toltèques, guerriers venus du Nord et parlant le nahuatl. De nombreux mythes racontent comment le dieu… Lire la suiteÉcrit par : Chantal MASSONAUD, Luciano PETECH, David SNELLGROVE, Pierre TROLLIET, Universalis
Dans le chapitre "Les dieux locaux" : … *La religion primitive concernait également les relations avec les dieux et démons locaux, qui intervenaient continuellement dans les affaires des hommes. Les prêtres assumaient aussi la responsabilité de découvrir par des sortilèges ou des calculs astronomiques les causes des malheurs et des pertes, puis d'accomplir la cérémonie nécessaire en vue d… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Dans la connaissance symbolique, la triade se manifeste à travers un spectre extrêmement large de possibilités. À titre de simples indications, on peut en souligner plusieurs aspects symboliques. La triple réalité divine et ses symboles. L'histoire des religions et plus généralement l'anthropologie religieuse montrent l'existence de très… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *L'hindouisme place au sommet de son panthéon une triade (tri-mūrti) de trois grands dieux, de rang égal : Brahmā, Viśnu, Śiva. Chacun d'eux représente un aspect de la toute-puissance divine, mais leurs relations ne sont pas comparables à celles que les théologies chrétiennes attribuent aux personnes de la Trinité : Brahmā, Viśnu, Śiva sont trois… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Dans le chapitre "Les dieux" : … *Cependant, qu'ils soient « somiques » ou non, les sacrifices restent toujours bâtis sur le principe de l'échange : l'homme donne afin que les dieux rendent. La religion védique étant polythéiste, c'est à bon droit que le mot « dieu » s'y trouve au pluriel. La doctrine du brahman pourrait paraître fonder un monothéisme (d'autant que certaines… Lire la suiteÉcrit par : Jean de MENASCE
Dans le chapitre "Les Gāthā" : … ainsi les désinences casuelles et accroissant l'obscurité d'un texte déjà concis et allusif. *Au faîte du monde divin que chantent ces poèmes, le dieu suprême créateur et promoteur de l'ordre cosmique et moral, Ahura Mazdāh, le Seigneur Sage, vers qui montent la prière et l'adoration, règne sur plusieurs catégories divines. Ce sont d'abord… Lire la suite
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