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FISCHER-DIESKAU DIETRICH (1925- )

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4.  Les mots chantent

Dans les années de l'immédiat après-guerre, le lied ne séduisait guère les foules. Il a fallu toute l'agissante conviction de Dietrich Fischer-Dieskau pour imposer aux organisateurs de concerts et aux mélomanes la poésie discrète de ces « Lieder-Abende » née de la nudité du dialogue d'une voix et d'un piano. C'est chose faite aujourd'hui. Fischer-Dieskau fut d'abord le médiateur de la grande tradition du lied germanique. Le premier, il offre au disque d'incontournables intégrales des œuvres pour voix d'homme de Beethoven (An die Ferne Geliebte, avec Jörg Demus, 1966), Schubert, Schumann, Brahms, Richard Strauss et Wolf. Certains cycles – de Schubert, le Voyage d'hiverLa Belle MeunièreLe Chant du cygne – seront sans cesse revisités, avec de nouveaux partenaires, en quête d'une vérité nouvelle. La sensibilité exacerbée de Schumann et le pointillisme de Wolf trouvent en lui un traducteur idéal, peut-être plus indiscutable encore que dans Schubert. Nommer tous ceux qui se sont fait une gloire, non pas de l'accompagner mais de lui apporter un contre-chant fondamental, témoigne des hauteurs où se situe l'inspiration de Dietrich Fischer-Dieskau : Gerald Moore, Sviatoslav Richter, Leonard Bernstein, Jörg Demus, Christoph Eschenbach, Wolfgang Sawallisch, Murray Perahia, Hartmut Höll, Alfred Brendel, Daniel Barenboim, Karl Engel, Aribert Reimann, Maurizio Pollini, Vladimir Horowitz, Vladimir Ashkenazy, Benjamin Britten, Wilhelm Kempff...

Il fut en outre un infatigable explorateur de pages ignorées, malgré leur valeur et leur charme. Plus de 3 000 lieder dus à une bonne centaine de compositeurs différents – parmi lesquels Carl Friedrich Zelter, Carl Loewe, Louis Spohr, Giacomo Meyerbeer, Peter Cornelius, Franz Liszt, Max Reger, Hans Pfitzner, Hermann Reutter, Charles Ives, Boris Blacher, Benjamin Britten et Béla Bartók – ont repris, grâce à lui, place au disque ou dans les récitals. La mélodie française n'a pas pour autant été oubliée – avec Fauré, Debussy, Ravel  […]

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« FISCHER-DIESKAU DIETRICH (1925- ) » est également traité dans :

Wozzeck, BERG (Alban)

Écrit par :  Christian MERLIN

… *Avec Arnold Schönberg, son maître, et Anton von Webern, Alban Berg constitue l'école de Vienne, qui symbolise l'avant-garde musicale du xxe siècle. Des trois, il est le plus lyrique, le plus «romantique». Que ce soit dans son Quatuor à cordes (1911), ses Trois Pièces pour orchestre (1914), sa Suite lyriqueLire la suite

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