6. Champ local et relation de Clausius-Mossotti
Jusqu'ici, on a considéré la polarisation sous son aspect macroscopique, et on a vu que, dans un diélectrique isotrope et linéaire (c'est-à-dire de classe A), P⃗ s'exprime en fonction du champ E⃗ par la relation P⃗ = ε0χE⃗, χ étant la susceptibilité électrique scalaire.
À l'échelle moléculaire, cette polarisation résulte d'un déplacement relatif des charges négatives (électrons et anions) par rapport aux charges positives (noyaux et cations) et c'est ce déplacement relatif qui se manifeste par la charge électrique superficielle mentionnée plus haut.
• Cas des diélectriques dilués
Par définition, la polarisabilité α d'une molécule est le moment dipolaire qu'elle acquiert dans un champ électrique unité. Dans un champ E⃗′, le moment dipolaire de la molécule polarisée est αE⃗′. Si N est la concentration des molécules, et si l'on suppose que ces molécules sont assez dispersées pour que la présence des dipôles induits ne modifie pas sensiblement la valeur du champ, E⃗′ = E⃗ et on peut relier la grandeur macroscopique χ à la grandeur microscopique α, en exprimant de deux façons différentes la polarisation P :

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 14 pages…



