Refusant la domination anglaise, pour des causes autant religieuses que politiques, l'émigration des jacobites (légitimistes partisans de Jacques II Stuart et de son fils) exprima la non-assimilation de la périphérie celte d'Irlande, d'Écosse et du nord-ouest de l'Angleterre. Cet exode, de près de trois quarts de siècle, sur le continent conduisit les jacobites sur toutes les côtes, du Portugal à la Russie. Il s'effectua en plusieurs vagues, de 1689 à 1750, entraînant le départ, dès le xviiie siècle, d'environ 40 000 Irlandais, et de plus de 100 000 au cours du xviiie siècle. Les « oies sauvages » furent les célèbres régiments irlandais (18 000 hommes) qui débarquèrent à Brest après le traité de Limerick (30 oct. 1691). De 1691 à 1745, 40 000 mercenaires irlandais servirent sous les drapeaux français. Des milliers d'Irlandais quittèrent l'île à la suite des mesures de 1698 contre l'industrie et les propriétés des catholiques. Conséquences des lois pénales, d'autres départs s'échelonnèrent pendant tout le xviiie siècle.
Les Écossais qui servaient traditionnellement dans les armées du Roi Très Chrétien, selon la « v […]
