Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean-Claude SEMPÉ
… *La comparant aux « blancs » ou aux « passages caviardés » des journaux soumis à un contrôle, Freud a défini la censure comme une fonction ayant pour effet d'interdire aux désirs refoulés, c'est-à-dire inconscients, et aux formations qui en dérivent, le passage au système préconscient. Cette censure peut être totale et, par exemple, aboutir aux… Lire la suiteÉcrit par : Colette MISRAHI
Dans le chapitre " Deux voies possibles" : … Plus généralement, si la psychanalyse permet de situer l'enfant par rapport à la sexualité et au *désir (le sien et celui d'autrui pour un tiers, ou celui d'autrui pour lui-même), elle se fourvoierait en se croyant (ou en espérant devenir) une science objectiviste et organiciste du développement de la sexualité infantile. Une telle science… Lire la suiteÉcrit par : Carlos MAFFI
… de deux ordres : des souvenirs réels et des pulsions. En d'autres termes, c'est l'état des* désirs infantiles que Freud découvre en 1897, et les fantasmes d'attaque sexuelle racontés par l'adulte névrotique sont un produit défensif dérivé du souvenir de l'expérience de désir réellement vécue. Pour occulter ses pulsions actives, le sujet… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… *L'attention portée par Freud à ce phénomène « du plus haut intérêt » qu'est le fétichisme, et qu'attesteront les remaniements successifs apportés aux premiers développements des Trois Essais sur la théorie de la sexualité, trouverait son emblème dans la double orientation du génie de Léonard de Vinci, partagé entre l'exigence du décryptage… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… *Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche, avant de soutenir le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "L'expression onirique : psychanalyse et phénoménologie" : … qu'une représentation purement spéculative ne l'aurait laissé soupçonner. Qu'est-ce en effet que le *désir ? La réponse apportée par Freud en un passage fameux du viie chapitre de L'Interprétation des rêves repose sur la distinction, et en même temps sur la liaison de fait, entre le besoin et le désir. Le nourrisson, en… Lire la suiteÉcrit par : André AKOUN
Dans le chapitre "Désir et sujet" : … une œuvre qui a poussé sur un autre terreau, l'œuvre de Freud, ce que Kojève résume ainsi : « Le *désir humain doit porter sur un autre désir [...] Pour qu'il y ait désir humain, il faut donc qu'il y ait tout d'abord une pluralité de désirs (animaux) [...] C'est pourquoi la réalité humaine ne peut être que sociale. Mais, pour que le… Lire la suiteÉcrit par : Alain VANIER
Dans le chapitre "Fondements d'une métapsychologie" : … rendre compréhensible le rêve manifeste. Pourquoi le rêve apparaît-il ainsi et que manifeste-t-il ? *« Le rêve est un acte psychique complet, sa force pulsionnelle est toujours un désir à accomplir ; sa non-reconnaissance en tant que désir, ses bizarreries et ses absurdités multiples proviennent de la censure psychique qu'il a subie lors de sa… Lire la suiteÉcrit par : Patrick GUYOMARD
Dans le chapitre "Concepts et « mathèmes »" : … objet petit a ». Reste produit, déchet de l'opération signifiante, objet perdu, cause du *désir, où se symbolisent aussi le réel irréductible et l'être évanescent du sujet aliéné dans le signifiant. À ces lettres, il faut ajouter Φ, qui symbolise la fonction phallique, et S(/A), le signifiant d'un manque dans l'Autre. L'Autre est barré,… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU, Roger BASTIDE
Dans le chapitre "Les théories anti-intellectuelles de la magie" : … buts en l'absence de tout rituel (H. Codet). Cependant, c'est la psychanalyse qui a donné à cette* théorie de la magie-désir sa forme la plus développée. La première forme de la libido est la libido orale ; or, lorsque la mère est loin et que l'enfant pleure ou crie, la mère revient pour lui donner le sein ; l'enfant croit alors en la toute-… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LEENHARDT
Dans le chapitre "Réification et pathologie mentale" : … se révèle d'abord antipsychanalytique en ce qu'elle accuse la théorie freudienne d'avoir pensé le *désir dans le droit fil de la philosophie idéaliste comme désir lié à un manque. À travers le scénario œdipien comme représentation tragique de ce manque, elle a enfermé le psychisme dans le théâtre clos de la famille. Si dès lors l'étude des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
Dans le chapitre "Deux extensions remarquables : Jakobson et Lacan" : … dit Lacan, que « l'inconscient est structuré comme un langage ». Cette quête du signifiant donne au *désir la forme de la métonymie, comme le signifiant auquel on s'arrête se révèle être un leurre, trace de ce qui toujours manque. Jacques Lacan écrit : « Car le symptôme est une métaphore, que l'on veuille ou non se le dire, comme le désir… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT, Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "La psychanalyse comme « science des mirages »" : … critique du couple intérieur-extérieur, sur lequel repose la psychologie philosophique du moi. *L'objet du sujet, c'est l'objet du désir, qui, dans la pensée freudienne, n'est ni intérieur ni extérieur mais partiel, par opposition à un objet total du désir, qui serait impensable. Du fait que l'objet est partiel et détaché du sujet,… Lire la suiteÉcrit par : Michèle MONTRELAY
Dans le chapitre "La forme" : … de repère quand elle est un signifiant, c'est-à-dire un élément de la chaîne où le *désir de l'autre s'articule, où, aussi, une résistance se produit. L'image est remarquée, privilégiée, seulement si l'enfant la voit dans le miroir, au moment où sa mère le regarde. Cette image, objet d'un regard, est donc élément de la chaîne où le… Lire la suiteÉcrit par : René DIATKINE
Dans le chapitre "Le symptôme névrotique et son déterminisme" : … symptôme névrotique constitue un compromis entre deux mouvements contradictoires. Le premier est un *désir inconscient, le second s'oppose à la réalisation de ce désir, ce qui revient à dire que le symptôme névrotique est la résultante consciente d'un conflit intrapsychique inconscient. Dans les premières années, les recherches psychanalytiques… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude LAMBOTTE
Dans le chapitre "Un processus psychologique" : … Freud ramène aussi bien les fantasmes des hystériques que ceux des poètes à des « satisfactions de *désir, issues de la privation [Entbehrung] et de la nostalgie [Sehnsucht] » ; bien plus, il attribue à la nostalgie, et cela dès 1897, la résistance qui entrave le traitement, désignant sous ce processus le caractère infantile du… Lire la suiteÉcrit par : Octave MANNONI
Dans le chapitre "La névrose obsessionnelle d'après « L'Homme aux rats »" : … a subi les effets du processus primaire, du fait qu'elle s'est trouvée soumise à l'influence d'un *désir inconscient (un vœu de mort, dans le cas de l'Homme aux rats). Elle revient à la conscience, transformée et incompréhensible. (Des mécanismes analogues à ceux de la « révision secondaire », qui modifie après coup le contenu manifeste d'un rêve… Lire la suiteÉcrit par : Claude RABANT
Dans le chapitre "Œdipe, notre destin" : … Le roi Œdipe, qui a tué son père, Laïos, et épousé Jocaste, sa mère, n'est que l'accomplissement de *désir de notre enfance » (S. Freud, L'Interprétation des rêves). Mais de cet accomplissement de désir (au sens où le rêve est une Wunscherfüllung) nous sommes à présent séparés par la barrière de l'inceste, et nous ne pouvons en… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Dans le chapitre "Pour l'auteur" : … L'œuvre, c'est ce monument. Qu'est-ce qui éveille en l'artiste cette volonté de faire ? Est-ce* le désir, comme Freud le suggère à propos de Léonard de Vinci ? Mais ce désir lui-même, si ses avatars ordonnent dans l'individu la constitution et l'histoire du moi, ne naît pas de la seule perte de l'objet, il se forme au contact du monde. Il est… Lire la suiteÉcrit par : Jacques POHIER
Dans le chapitre "Péché et sentiments de culpabilité" : … le plus souvent rapport à la vie des pulsions : sexualité et agressivité, et plus radicalement au *désir d'être soi-même en s'emparant de l'objet qui accomplirait la totalité du désir et en occupant, quitte à l'en chasser, la place de celui qu'on se représente comme jouissant effectivement de la possession d'un tel objet. C'est pourquoi, en… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Maurice OLENDER, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "Le phallus, signifiant du désir" : … part le vivant sexué ne se trouve plus totalement confronté à la question de son être que là où il *rencontre l'autre par excellence, celui que la différence sexuelle sépare de lui. Or, on peut dire que la reproduction sexuée apporte au vivant la mort, puisqu'elle le prive de l'immortalité du protiste en même temps qu'elle fait de l'individu le… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Confondre manque et privation revient à occulter la distinction soulignée par Kant dans l'Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative entre opposition logique et opposition réelle. La connexion logique n'a guère de conséquence réelle : elle comporte une négation sans position, le « manque » consistant en un simple… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Désir, sens latent et vérité historique" : … La Science des rêves (1900), Freud marquait en effet que, si le besoin est présupposé par le *désir, celui-ci ne vise pas sa satisfaction, mais le retour de la première présence secourable, grâce à laquelle cette satisfaction a été assurée. Reste à comprendre en quoi retentit sur le statut du désir cette double condition de la dépendance d'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… à fixer le lieu (Stelle) qu'occupent ces processus dans la structure des compensations de *désir accessibles à l'humanité ». La psychanalyse des œuvres est donc solidaire de l'investigation biographique, puisque l'œuvre est réaction aux accidents de la vie. Mais elle confine, d'un autre côté, à l'esthétique, et la nature même des problèmes… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François LYOTARD
… consacré ; mais surtout, la théorie du rêve et du fantasme, voie d'accès majeure à la théorie du *désir, est construite autour d'une esthétique latente de l'objet plastique. L'intuition centrale de cette esthétique est que le tableau, au même titre que la « scène » onirique, représente un objet, une situation absents, qu'il ouvre un… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Que la réalité doive constituer un « principe », telle est la conclusion nécessaire à laquelle nous conduit toute étude de la folie. Mais il s'agit moins ici d'un principe théorique établissant au sens kantien la possibilité a priori de l'intuition et de la liaison des phénomènes que d'un principe pratique, en vertu duquel le sujet se détermine à… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François LYOTARD
Dans le chapitre "La finalité du rêve" : … c'est la dépense énergétique. A-t-elle une finalité ? Assurément, dit Freud : le rêve accomplit le *désir que la réalité, la société, la loi interdisent. Ici se fait sentir dans la pensée freudienne une légère ambiguïté, dont on s'apercevra qu'elle recouvre en fait une véritable dualité des figures de référence : cet accomplissement, comment faut-… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "Du traumatisme à l'interdit" : … destin typique : le fantasme, en son noyau conflictuel, traduit ce qui réellement est au cœur du *désir, à savoir qu'il inclut nécessairement en lui le détour d'un interdit ; il ne s'instaure que marqué d'une limitation : le fils pourra désirer, à la condition qu'ait été entendu l'interdit paternel qui barre l'accès à la mère. Et, certes, le… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Les sources infantiles et l'excès de plaisir" : … l'incompatibilité des différentes pulsions sexuelles sont ainsi les symptômes de l'impuissance du *désir à s'« interpréter », c'est-à-dire à sortir de la prison spatiale d'un souvenir déterminé ou d'une zone érogène particulière, pour « se dire » et s'assumer tout au long d'une existence. C'est ainsi que Freud décrit l'opposition entre la réalité… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Le signifiant et le désir" : … et distingué de toute réalité anatomique, devient le signifiant de la distance qui sépare le *désir de son objet, comme il est celui de l'impuissance du signifiant à rejoindre un signifié univoque, comme il est la métonymie par excellence. De fait, le sujet, ne pouvant se signifier lui-même en vertu de son propre clivage, attend de l'autre… Lire la suiteÉcrit par : Daniel de COPPET
Dans le chapitre "Les tabous et la Loi" : … homme. A la base de chacun d'eux, il y a le fait d'une renonciation imposée de l'extérieur. Mais le *désir sitôt défendu se déplace et, avec lui, l'interdit ; d'où, selon Freud, l'extrême variété des tabous et le fait également que, par analogie et contagion, ils s'étendent aux domaines les plus inattendus et à tous les niveaux de la réalité. La… Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.