3. Étude et exploration
L'ancienne Route de la soie traversait le sud du désert d'Alashan et le Gobi-Altaï avant de se diriger vers le nord et l'ouest pour contourner le désert de Takla-Makan. Les Européens découvrirent le Gobi dès le xiiie siècle, grâce aux descriptions saisissantes de Marco Polo. La région demeura cependant longtemps méconnue et inexplorée.
Elle suscita un regain d'intérêt à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle. Des géographes russes et britanniques organisèrent en effet un certain nombre d'expéditions à destination du Takla-Makan. La plupart d'entre eux traversèrent le Gobi, cartographiant grossièrement la région et étudiant au passage sa faune et sa flore. Depuis lors, une grande partie des études géographiques du Gobi ont été entreprises par des Soviétiques. Les Chinois et les Mongols accordent cependant un intérêt grandissant à ce désert depuis les années 1960.
Le Gobi renferme un site d'une extraordinaire richesse culturelle : les temples bouddhistes creusés dans des falaises, près de la ville de Dunhuang, en Chine. Ces temples datant du ive au xe siècle après J.-C., bien conservés grâce à l'atmosphère aride du désert, abritent nombre de fresques et de manuscrits d'une grande qualité. Leur étude scientifique a démarré avec la découverte en 1907 de la grotte des Mille Bouddhas par l'archéologue et géographe hongro-britannique Aurel Stein.
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