3. Propriétés chimiques
Tous les dérivés nitrés sont réductibles en amines primaires. Cela peut être réalisé par voie catalytique (hydrogène sur nickel) ou par voie chimique (chlorure stanneux, sulfure d'ammonium, fer en présence d'un acide minéral, etc.).
En ce qui concerne les dérivés aliphatiques, on isole rarement l'hydroxylamine intermédiaire. Cette réaction est utilisée pour préparer une amine primaire exempte d'homologues secondaire et tertiaire :

Le nitrobenzène est généralement réduit en aniline par hydrogénation catalytique en phase gazeuse sur catalyseur de cuivre, ou par le fer et l'eau en présence d'une quantité catalytique d'acide chlorhydrique :

Dans le cas des dérivés aromatiques, la réduction peut être ménagée et on obtient, en fonction du pH, divers intermédiaires. En milieu neutre ou faiblement acide, on s'arrête à la phénylhydroxylamine, par action du zinc en poudre dans une solution aqueuse de chlorure d'ammonium, ou par réduction cathodique en milieu acide sulfurique à 10 p. 100 :

En milieu fortement acide, la phénylhydroxylamine se réarrange en paraminophénol, dont c'est une préparation industrielle. En présence de potasse méthanolique à chaud, la réduction conduit à l'azoxybenzène, produit de condensation du nitrosobenzène initialement formé et de la phénylhydroxylamine qui résulte de son hydrogénation ; dans ce cas, le réducteur est l'anion méthylate qui est oxydé en formiate :

Traité par l'amalgame de sodium en présence d'eau, le nitrobenzène donne l'azobenzène qui est hydrogéné par la poudre de zinc et la soude en hydrazobenzène :

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