5. Le cyclone tropical
Parmi les phénomènes météorologiques violents, le cyclone tropical est le plus destructeur. Les dégâts sont causés par les vents forts (de 150 à 300 km/h), concentrés dans un anneau assez étroit entourant le centre et passant ainsi deux fois sur la station, les pluies diluviennes et surtout la vague de tempête de 6 mètres et plus de hauteur qui ravage les côtes basses (Bengale).
La forme est quasi circulaire, usuellement de 100 à 500 kilomètres de diamètre, avec souvent des bras spiralés perceptibles sur les images satellitaires. Cyclone est le nom spécifique pour la plupart des régions sauf pour les Caraïbes et la mer de Chine, où on les appelle respectivement « ouragans » et « typhons ».
Le cyclone comprend un centre, soit clair, soit avec seulement des nuages bas : c'est l'œil du cyclone, aire calme et chaude. L'œil est entouré d'une région très active, le mur de l'œil, constituée de puissants cumulo-nimbus dont les enclumes constituent la masse nuageuse visible sur les images satellitaires. Cette convection puissante se prolonge dans des bras qui convergent en spiralant vers la masse centrale. Les vents sont faibles dans l'œil, puis ils augmentent rapidement pour atteindre leur maximum à 30 kilomètres du centre en moyenne et décroissent plus lentement vers la périphérie. Le déplacement est lent (30 km/h) suivant une trajectoire grossièrement parabolique qui démarre d'est en ouest dans le flux des alizés, puis s'incurve en arrivant vers les côtes pour être souvent reprise dans la circulation d'ouest des latitudes moyennes. Au moment où la trajectoire s'incurve, par exemple sur les Caraïbes, on observe des mouvements erratiques très difficiles à prévoir. La trajectoire des cyclones est maritime. C'est un phénomène de saison chaude : septembre est le mois privilégié pour l'hémisphère Nord. La présence d'une mer chaude, de température supérieure à 26 ou 27 0C, est nécessaire au maintien du phénomène, qui s'éteint rapidement lorsqu'il aborde une côte, non pas à cause du frottement, mais par suite de la « coupure de l'alime […]
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