Si l'aptitude au déplacement caractérise tout particulièrement l'énergie au niveau de ce que Freud appelle les « processus primaires », c'est-à-dire l'activité psychique inconsciente, il importe de définir le champ où opère le concept, et notamment d'une façon diacritique par rapport à la « condensation ».
Dans les lettres à Fliess, Freud relève trois types de déplacement conduisant à des compromis (Kompromissverschiebung) : « Déplacement par voie associative : hystérie. Déplacement par similarité (conceptuelle) : névrose obsessionnelle, caractéristique du lieu et peut-être aussi de l'époque où s'est produite la défense. Déplacement d'ordre causal : paranoïa. » Le déplacement (Verschiebung) tend par suite à recouvrir ce que Freud nomme au niveau de L'Interprétation des rêves la « déformation » ou plutôt la « transposition » (Enstellung) : cette dernière consiste proprement dans une « ruse » de la représentation inconsciente lui permettant sous un déguisement quelconque de prendre position dans le champ de la conscience.
Mais le déplacement est par ailleurs décrit dans L'Interprétation des rêvescomme un type origi […]
