3. Les principales démences
• Démences dégénératives
La démence sénile
La démence sénile est une régression globale et définitive des fonctions psychiques apparaissant après soixante-cinq ou soixante-dix ans. L'imprécision de cette définition, basée sur l'âge, est l'un des éléments de discussion nosologique. Cela est d'autant plus vrai que les lésions microscopiques (association de lésions neuronales à type de dégénérescence neurofibrillaire, de dégénérescence granulo-vacuolaire et de plaques séniles) sont communes à la sénescence physiologique et à la maladie d'Alzheimer.
La démence sénile simple se traduit par des troubles progressifs assez banals : fatigabilité intellectuelle, indifférence affective, égoïsme, négligence corporelle et alimentaire, idées de préjudice, de frustration, dépression. La réduction du vocabulaire contraste parfois avec une véritable incontinence verbale (logorrhée, bavardage ou radotage).
Des troubles du comportement, souvent marqués, avec des bouffées d'agitation à maximum nocturne, des troubles du caractère, joints à l'incurie, peuvent imposer l'hospitalisation. L'évolution, fonction des tares viscérales particulières à cet âge, peut se prolonger plusieurs années.
La presbyophrénie de Wernicke (1906) est caractérisée par l'importance des troubles mnésiques affectant surtout la mémoire de fixation. La désorientation temporo-spatiale, les fausses reconnaissances, la fabulation et l'euphorie réalisent un tableau de démence confabulante assez semblable au syndrome de Korsakov, mis à part l'importance de la détérioration intellectuelle.
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