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DÉFICIENCES MENTALES

Les déficiences mentales ont été reconnues médicalement depuis le début du xixe siècle. Esquirol distinguait l'idiot, qui a toujours été pauvre en intelligence, du dément, qui a perdu tous ses moyens intellectuels (cf. démence). Ce critère départageant processus de déperdition et pathologies originelles et chroniques a été conservé, mais d'autres catégories de déficiences sont apparues : les inhibitions intellectuelles, les troubles instrumentaux et les développements cognitifs dysharmoniques. Ces quatre catégories de déficiences ont en commun d'importantes difficultés à l'acquisition, à la conservation ou à la mise en œuvre des apprentissages, et des anomalies du développement ou de la décroissance de l'intelligence.

Les différentes déficiences mentales constituent un domaine important des maladies mentales. Elles sont fréquentes : en moyenne, 2 à 3% de la population sont touchés. En France, elles touchent plusieurs millions de personnes. Elles sont rarement réversibles. Presque tous les enfants qui en sont atteints trouvent de grands avantages à suivre une scolarité tenant compte de leurs possibilités d'apprentissage, d'éducabilité  […]

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CHROMOSOMES - Le caryotype humain

Auteurs :  Jean-François MATTEIMarie-Geneviève MATTEIAnne MONCLA

Dans le chapitre "Les anomalies du nombre des autosomes" : …  dans 30 à 50% des cas. Le canal atrio-ventriculaire est le type le plus habituel. *Le retard mental est constant et s'accentue avec l'âge. Le développement psychomoteur est ralenti dans son ensemble, les fonctions intellectuelles sont globalement atteintes avec dégression des facultés d'abstraction. Le quotient intellectuel dépasse… Lire la suite
MALADIES MENTALES

Auteurs :  E.U.Paul SIVADON

Dans le chapitre "Divers types de maladies mentales" : …  à un niveau autorisant l'apprentissage de la propreté corporelle et du langage parlé. La *débilité mentale, de beaucoup la plus fréquente, correspond à un niveau où l'apprentissage de conduites sociales est possible et permet un certain degré d'autonomie (travail rémunéré par exemple). On dit qu'il y a démencelorsque les… Lire la suite
MANNONI MAUD (1923-1998)

Auteur :  Alain VANIER

Dans le chapitre "Psychanalyste d'enfants" : …  En s'intéressant, lors de son premier travail, à ce que la psychanalyse elle-même rejetait, *la débilité mentale – un certain niveau culturel étant exigé pour le traitement –, elle met au jour l'importance de la place de l'enfant dans le fantasme parental (L'Enfant arriéré et sa mère, 1964). Dès lors, la cure avec un enfant ne peut… Lire la suite
PSYCHIATRIE

Auteurs :  Jean AYMEFrançois CAROLIGeorges LANTERI-LAURAJean-Michel THURIN

Dans le chapitre "L'approche neurobiologique" : …  L. Albert, paru en 1978). Les états d'arriération profonde relèvent surtout de la génétique, et *les états de débilité légère, dont la pathologie intrinsèque peut faire question, se trouvent plutôt en rapport avec la sociologie et avec la pédagogie. Nous devons cependant noter que, dans ces deux rubriques, les connaissances générales nous… Lire la suite

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