Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

DÉCAPOLE ALSACIENNE

Connue sous le nom alsacien de gemeine Richstette, la Décapole est une ligue de dix villes alsaciennes fondée dès 1342 à Sélestat dans le double but d'assistance réciproque vis-à-vis de tiers et d'arbitrage interne. Placée sous le patronage du grand bailli d'Empire résidant à Haguenau, elle est reconnue, par fondation impériale de 1354, par Charles IV. Officiellement dissoute en 1378, rétablie en 1379, elle est formée, à l'origine, par les villes de Haguenau (6 000 hab. à la fin du xive s.), Wissembourg (3 500), Obernai (2 000), Rosheim (1 000), Schlesstadt, aujourd'hui Sélestat (4 000), Colmar (6 000), Turckheim, Kaysersberg, Munster (1 000) et Mulhouse (1 000). De 1358 à 1418 s'y ajoute pour un temps celle de Seltz. En 1515, Mulhouse préfère se joindre à la Confédération helvétique ; l'empereur Maximilien la remplace par Landau. L'originalité de la Décapole par rapport aux autres nombreuses ligues urbaines du Saint Empire romain germanique réside dans sa stabilité et dans sa durée exceptionnelles. Haguenau en apparaît comme le chef de file, en dépit d'une rivalité durable avec Colmar. Les réunions communes se tiennent le plus souvent à Sélestat. Le souci primordial de la Décapole est d'empêcher que l'empereur ne donne l'un de ses membres en gage pour des raisons financières. Grâce à une grande souplesse, la ligue (qui n'interdit pas à ses participants de contracter d'autres alliances) mène une politique prudente, se refusant à jouer tout rôle d'envergure, mais qui tend à maintenir la prospérité et la paix. La crise religieuse du xvie siècle secoue durement la Décapole. Wissembourg, Munster et pour un temps Haguenau deviennent protestantes. Finalement, la situation se stabilise de la manière suivante : trois villes protestantes (Wissembourg, Landau, Munster) ; deux villes « mixtes » (Haguenau, Colmar) ; cinq villes catholiques. Au cours du siècle de la Réforme, la Décapole s'occupe beaucoup de questions économiques, en liaison avec Strasbourg (navigation du Rhin, e […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« DÉCAPOLE ALSACIENNE » est également traité dans :

ALSACE

Écrit par :  Françoise LÉVY-COBLENTZRaymond WOESSNER

Dans le chapitre "Libertés et urbanisme dans le cadre du Saint Empire romain germanique"  : …  impériales dont Wissembourg, Haguenau, Colmar et Mulhouse, s'unissent en 1354, dans une ligue, la *Décapole, qui se maintiendra durant trois siècles. Jusqu'au début du xive siècle, quelques familles puissantes détiennent partout le pouvoir. Puis les métiers, organisés en corporations, forcent peu à peu l'entrée des Conseils… Lire la suite
COLMAR

Écrit par :  Raymond WOESSNER

…  Payerne (Suisse), de Constance (Allemagne) et de Munster, la ville devient cité impériale en 1226,* puis la capitale de la Décapole, alliance des villes impériales d'Alsace, en 1354. Elle est réputée pour sa foire aux vins à partir de 1305. La Réforme y est introduite en 1575. Occupée par les Suédois durant la guerre de Trente Ans, elle est prise… Lire la suite
MULHOUSE

Écrit par :  Raymond WOESSNER

… l'évêque de Strasbourg (1033) et l'empereur Frédéric II Hohenstaufen y autorise un Conseil en 1233. *Ville libre impériale en 1273, Mulhouse entre dans la Décapole en 1354. Entourée de campagnes aux mains des Habsbourg, Mulhouse signe un pacte d'alliance avec Bâle (1506). Les relations avec les cantons helvétiques favorisent l'introduction de la… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média