Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Elisabeth ANGEL-PEREZ, Jacques DARRAS, Jean GATTÉGNO, Christine JORDIS, Ann LECERCLE, Mario PRAZ
Dans le chapitre "Le compromis victorien" : … de la Blessed Damozel (1847). Swinburne et W. H. Pater (1839-1894) ouvrirent le chemin à la décadence et à Oscar Wilde (1854-1900) ; le *décadentisme et le symbolisme influèrent sur la renaissance celtique qui fleurit en Irlande et dont la figure dominante, qui dépasse de loin la frontière d'un genre, fut William Butler Yeats (1865-1939… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Écrit par : Élisabeth ZADORA
… *Remarquable illustrateur, Beardsley est, après Oscar Wilde, le personnage le plus célèbre du mouvement esthétisant et décadent qui marque en Angleterre la dernière décennie du xixe siècle. Beardsley s'intéresse au dessin dès l'enfance. Arrivé à Londres en 1888, il continue à dessiner tout en travaillant dans une compagnie d'… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "« Il faut affoler le lecteur »" : … *Si l'atmosphère des Contes cruels, sous l'influence de Poe et, dans une moindre mesure, de Nerval et de Nodier, témoigne bien d'une fascination contemporaine pour l'étrange et le macabre, ce sont surtout le style et le ton adoptés par l'auteur qui ont contribué à l'installer dans la nébuleuse « décadentiste » des années 1880, en compagnie… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Dans le chapitre "Le sommeil de la raison" : … artiste ultra-raffiné ». La sacralisation de l'artificiel, défendue par Oscar Wilde, est au cœur du *décadentisme qui n'est pas seulement une réaction négative au naturalisme, un simple avatar du mouvement symboliste, une transition. L'imaginaire décadent marque les œuvres de Baudelaire, Poe, De Quincey, Flaubert, Gautier, comme celles de Bourges,… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Personnage de À rebours (1884), roman avec lequel Huysmans se sépare du mouvement naturaliste pour prendre place auprès des décadents. Le duc Jean Des Esseintes, dont le modèle fut peut-être Robert de Montesquiou, le même qui devint plus tard, chez Proust, monsieur de Charlus, est un héros solitaire. Dernier descendant d'une famille… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Retraduction datant des premières années du xixe siècle du mot anglais egotism par lequel Addison a traduit le mot français « égoïsme », mais qui n'a pas forcément le sens péjoratif que lui prête encore le Rivarol de 1827 d'« habitude blâmable de parler de soi ». Correspondant en anglais à la nécessité d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
… *Le terme d'esthétisme et celui d'esthète, qui lui est lié, se réfèrent à des notions beaucoup plus récentes et plus particularisées que celle d'« esthétique », mot dont ils sont cependant dérivés. Alors que ce dernier terme remonte au grec et qu'il désigne, depuis Baumgarten au milieu du xviiie siècle, la « science du beau » (… Lire la suiteÉcrit par : Daniel OSTER
… *S'il fut un esprit attentif jusqu'à la passion au « paysage littéraire » (l'expression est de lui) de son temps, c'est bien Remy de Gourmont pour qui « la littérature est peut-être avec la religion la passion abstraite qui secoue le plus violemment les hommes ». En plein essor de la « littérature industrielle », Gourmont choisit son camp, celui du… Lire la suiteÉcrit par : Françoise GAILLARD
Dans le chapitre "Du « Drageoir aux épices » à « La Cathédrale »" : … – aristocrate « fin de race » –, une pâture à tous ceux qu'un égal dégoût du siècle porte vers le *décadentisme. « Le bréviaire de la décadence » marque la rupture avec le réel au profit du « surnaturalisme » et le met En Route (1895) vers l'au-delà ; un détour du chemin le conduit tout d'abord sur les traces de Gilles de Rais, Là-bas… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
… de route d'Émile Zola. Certes, À rebours, sept ans plus tôt, avait amorcé un tournant. *En créant le personnage de Jean Floressas des Esseintes, aristocrate dandy et névrosé qui s'efforce d'inventer un univers où l'art supplanterait la vie et l'artifice la nature, Huysmans avait cessé de faire de la littérature le simple reflet du réel… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Romancier et conteur fantastique, Jean Lorrain fut une sorte de dandy obsédé par la perversité. Cet ancien militaire se met à écrire des poèmes immoraux avec une complaisance évidente pour le monde de l'aristocratie corrompue qu'il met en scène. Ses recueils Le Sang des dieux (1882), Modernités (1885), L'Ombre ardente (… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète d'expression française, ce fils d'un magistrat grec apprend tout jeune le français avec une gouvernante tandis qu'il suit des études secondaires à Athènes. Moréas vient à Bonn et à Heidelberg pour faire du droit et il mène en Allemagne une vie de bohème. Il voyage en Italie et en France où il fréquente l'avant-garde littéraire. Il s'installe… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Gabrielle SLAMA
Dans le chapitre "Un creuset d'influences" : … au « Portrait ovale » des Histoires extraordinaires et à La Peau de chagrin. *Enfin, l'influence des décadents français est indéniable, aussi bien dans l'écriture, qui cultive la métaphore et l'hyperbole, que dans une esthétique qui récuse le naturalisme et que l'on qualifie souvent de « fantastique », alors qu'il vaudrait… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Écrivain français, Adolphe Retté débute en 1889 avec un recueil de vers, Cloches dans la nuit, au croisement du symbolisme et du naturalisme. D'un vigoureux anticonformisme, il participe au mouvement décadent ; sa légende, Thulé des brumes (1892), est une sorte de vision hallucinée qu'il prétend d'ailleurs avoir eue sous l'effet… Lire la suiteÉcrit par : Max MILNER
Dans le chapitre "Du satanisme considéré comme fondement des beaux-arts" : … Il serait parfaitement abusif de porter au compte de Satan tout ce qui, *dans la littérature et dans l'art « décadents », vise à magnifier le mal, à revivifier par le culte d'une antinature des sensibilités blasées, à faire rendre gorge à une société engluée dans la foi au progrès. Il faudrait alors citer Villiers de l'Isle-Adam, Péladan, le jeune… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Dans le chapitre "Une pensée du symbole" : … devenu avocat, il plaide moins qu'il ne se consacre à la littérature et à l'élevage des abeilles. *Si l'œuvre ne trouve d'abord qu'une vingtaine de lecteurs, elle ne tarde pas à faire figure de nouveau manifeste, grâce surtout à l'évocation d'un monde clos où l'esprit de la décadence flotte comme une oraison dans un cloître détruit. Maeterlinck… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CITTI
Dans le chapitre "Représentation de l'écrivain" : … *C'est à travers la période « décadente », au début des années 1880, avant qu'il soit question de symbolisme, que se précisent quelques traits de la représentation de l'écrivain dans le symbolisme futur. On les trouve par exemple dans Les Poètes maudits de Verlaine (1884) ou dans le regard que la même année, dans À rebours, Des… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète et publiciste, fils d'une famille bourgeoise du Béarn, Laurent Tailhade poursuit des études de droit à Toulouse. Il se lie aux milieux anarchistes et manifeste un tel anticonformisme que sa famille s'empresse de le marier, espérant ainsi le faire rentrer dans le rang. Il s'installe à Toulouse et participe néanmoins aux mouvements littéraires… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète français, Gabriel Vicaire se met assez tardivement à écrire. En plein symbolisme, il s'oppose à toutes les recherches poétiques à la mode et fait figure d'homme heureux et sensuel auprès des décadents tourmentés par le sens de leur mission. Vicaire se rattache ainsi à une tradition de poésie facile, où se chante un accord profond avec la… Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT, Roland MARX
Dans le chapitre "Poésie" : … chez Swinburne (1837-1909), imprégné qu'il est d'authentique sadisme, elle devient procédé chez les* décadents de la fin du siècle, tels J. A. Symonds (1840-1893) et Wilde (1854-1900). Un souci d'objectivité, correctif du romantisme confessionnel, restreint au minimum les « cris du cœur ». Browning rivalise presque avec Shakespeare comme « amateur… Lire la suite
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