Romancier et nouvelliste israélien, David Shahar, né à Jérusalem le 17 juin 1926, est mort à Paris le 2 avril 1997. Ses ancêtres s'étaient installés à Jérusalem au début du xixe siècle. Ils venaient, du côté maternel, de Russie, du côté paternel, de Hongrie mais, pour ces derniers, une tradition familiale les faisait descendre de Juifs ayant fui l'Espagne au xvie siècle. Son enfance s'écoule à Mea Shearim, le quartier le plus religieux de la ville, ce qui n'empêche pas son père de faire entrer son fils dans une école laïque de la nouvelle ville. Là, dans le milieu cosmopolite de la Jérusalem sous mandat britannique, se côtoyent pacifiquement, en dépit de tensions et d'antagonismes sous-jacents, les communautés ethniques et religieuses les plus diverses (juifs et chrétiens, Arabes musulmans ou chrétiens, Britanniques...).
Son éducation se fait en hébreu. Mandat oblige, sa seconde langue est l'anglais. Ses études terminées (une licence de psychologie), essayant de concilier gagne-pain et écriture, David Shahar choisit d'enseigner des matières qui lui sont familières – la Bible et l'anglais – dans des écoles techniques, et refuse de don […]
